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L’ONU publie un rapport alarmant sur la mortalité infantile

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Un rapport élaboré par plusieurs agences onusiennes a alerté sur le nombre de décès d’enfants en 2021. Ils sont 5 millions d’enfants de moins de 5 ans qui ont perdu la vie l’année dernière, et selon l’ONU, ces mots étaient « largement évitables ».

Le nombre de décès d’enfants de moins de 5 ans dans le monde est « alarmant » ont jugé les agences des Nations Unis jugeant qu’il y a eu un ralentissement des efforts de lutte contre le phénomène depuis 2010 malgré la réduction de 50% des décès depuis 2000.

« Le fait que 5 millions d’enfants soient morts en 2021 avant d’atteindre leur cinquième anniversaire est alarmant, compte tenu de la disponibilité des connaissances et des actions pour empêcher ces morts », estime ce rapport élaboré par plusieurs organisations dont l’Unicef, l’Organisation mondiale de la Santé et la Banque mondiale.

Près de la moitié de ces décès d’enfants ont lieu lors du tout premier mois, principalement à cause de la prématurité ou de complications liées à l’accouchement.

Après le premier mois, les maladies infectieuses sont les plus grandes menaces, notamment pneumonie, diarrhée et le paludisme avec des données disparates selon les régions du monde.

Les agences onusiennes estiment ainsi que ces morts peuvent être évitées grâce à une meilleure prise en charge à la naissance, à la supplémentation alimentaire, à des programmes d’assainissement de l’eau et à la vaccination.

Le taux des bébés morts-nés a enregistré une baisse de 35% depuis le début des années 2000, pour atteindre 1,9 millions de cas en 2021 selon un deuxième rapport des mêmes organisations publié mardi.

« En l’absence de mesures rapides permettant d’améliorer les services de santé, les organisations internationales prévoient près de 59 millions de décès d’enfants et de jeunes avant 2030, auxquels viendront s’ajouter quelque 16 millions de mortinaissances », ont indiqué les agences.

« Une volonté et un leadership politiques sont indispensables pour garantir un financement pérenne des soins de santé primaires — l’un des investissements parmi les plus utiles que les pays et les partenaires de développement puissent faire », a commenté dans le communiqué Juan Pablo Uribe, de la Banque mondiale.

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