Les forces gouvernementales éthiopiennes poursuivent leur avancée dans le Tigré. Dimanche, elles sont entrées à Adwa, l’une des villes les plus peuplées de la région, située à une quarantaine de kilomètres de la frontière érythréenne.

Tous les commerces y sont restés fermés. Selon des sources locales, plusieurs bâtiments publics, dont l’hôpital d’Adwa, ont été pillés. Les rebelles du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) avaient quitté la ville samedi. Avant Adwa, l’armée éthiopienne avait repris le contrôle de Mekelle, la capitale régionale. Les vols, suspendus depuis le début des affrontements, ont repris dimanche. Les services de télécommunications ont également été rétablis. Un conseiller du Premier ministre Abiy Ahmed a promis des changements visibles dans la région.

Vendredi, le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a appelé toutes les parties à cesser les hostilités et à reprendre le dialogue. Il a averti que les combats risquaient d’aggraver l’instabilité dans l’ensemble de la région.

Le même jour, devant le Conseil de sécurité de l’ONU, l’Éthiopie a affirmé agir en légitime défense. Addis-Abeba accuse l’Érythrée d’avoir déployé des troupes sur son territoire et d’occuper certaines zones du nord du pays.

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