Le président guinéen Mamadi Doumbouya a fixé au 20 décembre prochain l’organisation d’élections sénatoriales et au 29 novembre celles des conseils régionaux, dernières étapes du retour à l’ordre constitutionnel dans le pays, selon un décret lu le 12 octobre à la télévision nationale.

Le décret est signé du général Doumbouya, élu lors de la présidentielle du 28 décembre 2025 après avoir pris le pouvoir par la force lors d’un coup d’État en septembre 2021, en dépit de sa promesse initiale de rendre le pouvoir à des civils au terme d’une période de transition.

Selon le décret, le scrutin pour l’élection des conseils régionaux à travers le pays et dans la capitale Conakry se tiendra le 29 novembre. Quelques semaines plus tard, le 20 décembre, se déroulera l’élection des deux tiers des membres du Sénat, également dans l’ensemble des régions et à Conakry. Le dernier tiers des sénateurs est nommé par le président de la République.

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Des élections législatives ont eu lieu dans le pays fin mai dernier. La mouvance du président et ses partis alliés ont remporté plus de 80% des sièges du Parlement.

Partis politiques suspendus

Ce raz-de-marée électoral était attendu par les observateurs, en l’absence des principaux partis d’opposition comme l’UFDG et le RPG – dissous en mars dernier par le gouvernement – et qui avaient appelé au boycott du scrutin.

Depuis la prise de pouvoir de Mamadi Doumbouya, plusieurs partis politiques ont été suspendus en Guinée, les manifestations – interdites depuis 2022 – sont réprimées et de nombreux dirigeants de l’opposition et de la société civile ont été arrêtés, condamnés ou poussés à l’exil. Les disparitions forcées et les enlèvements des voix dissidentes et de leurs proches se sont également multipliés.

(Avec AFP)