France: l’offensive médiatique de Marion Maréchal et son école «des droites»

Un an après son retrait de la vie politique, la nièce de Marine Le Pen – qui veut désormais se faire appeler Marion Maréchal – occupe à nouveau le devant de la scène médiatique. Depuis qu’elle a lancé il y a quelques jours son école de sciences politiques à Lyon, l’ancienne élue frontiste multiplie les interventions dans la presse. Jeudi 31 mai 2018, Marion Maréchal participait à un débat sur Mai-68 organisé à Paris par « L’Incorrect », un mensuel lancé par quelques-uns de ses proches. Cette première prise de parole publique en France depuis juin dernier signifie-t-elle son retour en politique ?

« Pourquoi êtes-vous partie pour revenir si vite ? », s’interroge-t-on à l’ouverture du débat. « Sachez qu’à l’époque de « Balance ton porc », il est assez mal venu de vouloir absolument faire dire oui à une fille qui n’arrête pas de dire non », réplique Marion Maréchal, ex-Le Pen. Dès le début de la table ronde, le ton est donné.

Pourtant, un peu plus tard, évoquant les valeurs qui lui sont chères et son école de sciences politiques destinée à former l’élite « des droites » selon elle, Marion Maréchal sème le doute : « En fait, à certains égards je continue d’en faire de la politique puisque je crois qu’on peut défendre cette transmission à travers le combat électoral, on peut le faire d’une autre manière. Et la question de l’éducation, c’est une voie royale ».

L’ancienne députée veut gagner la bataille des idées avant celles des urnes. Sa démarche est bonne, estime ce militant frontiste : « Si, si, elle me manque, oui tout à fait. Mais elle va revenir d’ici deux, trois ans. Elle est occupée à faire autre chose en ce moment. Donc c’est très bien ».

Finalement de Mai-68, il n’aura guère été question. Marion Maréchal a profité de la tribune qui lui était offerte pour se positionner en dehors des partis dans l’espoir de rassembler un jour toutes les droites. À tel point qu’elle n’a jamais parlé de sa tante, ni du Front national réuni ce vendredi 1er juin à Lyon pour entériner son nouveau nom, « Rassemblement national ».

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