Sommet de l’UA: les mesures de gouvernance adoptées par le conseil exécutif

Nouakchott, capitale mauritanienne, s’apprête à accueillir, dès dimanche et lundi 2 juin, le sommet semestriel des chefs de l’Etat de l’Union africaine (UA). Le conseil exécutif s’est achevé vendredi soir. Les ministres des Affaires étrangères étaient réunis pendant deux jours pour préparer les décisions qui seront débattues par les chefs d’Etat. Ils ont, de manière unanime, décidé de soutenir la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, qui brigue le secrétariat général de l’Organisation internationale de la Francophonie. Les ministres se sont par ailleurs mis d’accord sur une série de mesures, notamment en matière de transparence, comme pour s’aligner avec le thème du sommet consacré à la lutte contre la corruption.

On note, dans ce texte, plusieurs mesures pour assurer la bonne gouvernance au sein de l’institution.

Ce projet de décision prévoit une enquête sur des soupçons de corruption au sein du Parlement panafricain. Les ministres ont décidé de « suspendre temporairement » le budget du Parlement où des irrégularités ont été constatées dans le processus de recrutement.

Des mesures d’enquête sur le Nepad sont également prévues pour « déterminer s’il y a eu violation des règles de l’UA en ce qui concerne les indemnités de logement versées au personnel, sans autorisation préalable », lit-on dans ce texte.

Le Conseil suggère enfin une enquête sur le fonctionnement du Conseil consultatif pour l’UA sur la corruption.

En revanche, il n’y a pas eu de débat sur les accusations de mauvaise gouvernance au sein de la Commission de l’UA émises, il y a une dizaine de jours, par le Ghanéen Daniel Batidam, l’un des membres de cet organe sur la corruption.

« Ces questions cruciales ont été éludées et seront débattues par les chefs de l’Etat, ce dimanche », regrettent plusieurs diplomates.

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