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Au Tchad, le président du Conseil militaire de transition s’est exprimé jeudi soir sur les affrontements qui ont causé la mort d’une centaine de personnes dans la nuit du 23 au 24 mai sur le site aurifère de Kouri Bougoudi, dans l’extrême nord du pays à la frontière libyenne. Dans un entretien diffusé sur les chaînes publiques, Mahamat Idriss Deby a déclaré que « ce qui s’est passé est à Kouri Bougoudi est plus grave qu’un « simple conflit intercommunautaire » avant d’ajouter que l’Etat Tchadien prendra ses responsabilités.

Cette prise de parole était attendue car le président s’était rendu à Kouri Bougoudi il y a une semaine. Mahamat Idriss Deby décrit la gravité de ce qui s’est passé dans cette zone de montagnes en plein Sahara.

« Egorger des gens, brûler des personnes, c’est un phénomène nouveau qui est arrivé dans notre pays. Il y eu des morts parmi les Tchadiens, mais aussi des Mauritaniens, des Algériens, des Nigériens. Quand un brun trouve un noir, il l’assassine, et quand un noir trouve un brun, il l’assassine… C’est un conflit de race ».

Le Tchad n’avait pas de contrôle sur ce territoire, reconnaît le président tchadien qui annonce une reprise en mains. « Nous avons effectué plusieurs opérations de déguerpissement, mais malheureusement, ça a toujours été un échec. Maintenant, nous avons pris des mesures drastiques : le ministre des Finances est déjà là, le ministre des Mines est déjà là ; ils vont installer des comptoirs qui permettront de légaliser l’orpaillage ».

Avec un potentiel minier estimé à plus de 50 milliards de francs CFA par semaine selon le chef de l’Etat, le site de Kouri Bougoudi passera désormais sous contrôle du service public tchadien qui installera des services sociaux de base, a ajouté Mahamat Idriss Deby.

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