October 22, 2021
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Au Soudan, le chef du gouvernement retrouve un peu de marge de manoeuvre politique avec la signature solennelle, mercredi à Khartoum, d’une déclaration politique commune par 43 délégués représentant les composantes des Forces de la liberté et du changement.

Rappelons que les Forces de la liberté et du changement, coalition de partis politiques et d’associations, a été fondée le 1er janvier 2019, au début du soulèvement populaire ayant renversé quelques mois plus tard le régime du président Omar el-Béchir. Mais des désaccords, et le départ de quelques partis qui comptent au Soudan, fragilisaient les civils au pouvoir au sein de la transition.

La promesse de réunir son camp politique, Abdallah Hamdok la fait depuis des mois. Contesté, le 22 juin dernier il avait appelé les Forces de la liberté et du changement à refaire l’unité de ceux qui ont conduit la révolution de 2019, unité qui selon lui est la condition sine qua non pour « réaliser ses buts ».

Parmi ces buts figurent il est vrai d’importants défis pour un gouvernement civil partageant le pouvoir avec les militaires. Et notamment la réforme de l’armée et l’intégration des célèbres Forces de soutien rapide dans les forces régulières, en plus de l’institution d’un Parlement de transition, la réforme de la justice ou encore l’organisation d’élections justes.

Pour le Premier ministre, l’unité est donc refaite, ou à peu près. À peu près seulement, car à la cérémonie de signature de la déclaration d’unité, on remarquait quelques grands absents, par rapport à la fondation du mouvement, notamment le Parti communiste. Abdallah Hamdok a toutefois déclaré vouloir continuer à discuter avec eux.

Mais il lui faudra aussi compter sur l’activisme des comités populaires de quartier, les fers de lance de la révolution, lesquels comptent dans leurs rangs l’essentiel des victimes de la répression, et dont certains estiment s’être fait voler leur victoire contre la dictature.

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