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DES INSUFFISANCES À CORRIGER DANS NOS TEXTES LÉGISLATIFS SUR LE STATUT POLITIQUE DES FEMMES MALIENNES.

Nous vivions, il y a des siècles, dans un monde phallocratique, c’est-à-dire, un monde  fortement  dominé par les hommes ayant réduit à néant les femmes. Ce mépris à l’égard du sexe faible depuis des temps immémoriaux était considéré pour d’autres comme une punition divine. Les femmes n’avaient pas les mêmes statuts que les hommes. Elles étaient privées de leurs droits fondamentaux d’ordre social, économique et surtout politique. Il est tout à fait normal, sans risque de se tromper, de reconnaitre que les femmes ont eu leurs statuts actuel non pas de la tolérance ou de la gentillesse des hommes mais à travers des luttes farouches et sanglantes. Ces luttes ont abouti à des pactes et réformes reconnaissant des statuts sociaux, économiques et politiques aux femmes au même  titre que les hommes. Avant, les femmes n’avaient droit au divorce, à l’heritage, et même à l’éducation. Si dans certains pays l’égalité des chances et du sexe est une réalité, il n’en est pas de même au Mali où les femmes souffrent toujours de l’injustice politique. 


  Sur le plan du statut social, il est évident que la femme et l’homme sont traités sur le  même pied d’égalité. Ils bénéficient, chacun, des mêmes avantages sociaux et ont, chacun, les mêmes droits. Les droits à l’éducation, à la santé ne souffrent d’aucune inégalité du genre. Au niveau du statut politique, les textes législatifs maliens reconnaissent à la femme autant de droits politiques que l’homme étant donné que ces textes ne sont toujours pas suffisants, car il y a un écart  en terme des avantages entre les deux sexes. Les hommes n’ont rien à réclamer de nos législateurs par rapport à la leur statut politique, les femmes restent insatiables et lorgnent le statut du sexe opposé. Quoiqu’au Mali certains postes politiques sont uniquement et exceptionnellement réservés aux femmes, celles-ci sont minoritaires surtout dans les postes nominatifs. La nomination des femmes à des postes de responsabilité est aussi nécessaire que prioritaire surtout dans les domaines financiers et économiques aux fins de réduire considérablement la volatilisation des deniers publics. Malgré tous les efforts consentis à la promotion du Droit politique des femmes, elles souffrent encore de discrimination dans beaucoup d’autres niveaux vu que les femmes travaillent beaucoup plus qu’elles ne gagnent. En outre, au Mali, tout comme partout dans le monde, les femmes sont majoritairement pauvres et illettrés et elles sont plus adultes dans les secteurs informels.


Au regard de tout ce que nous venons de dire et de toutes les avancée notoires dans la promotion du droit politique de la femme au Mali, force est de constater que Beaucoup restent encore à faire. Même si certains pensent que l’égalité des chances pour le genre dans les postes électifs est une réalité au Mali, d’autres, au contraire, réfutent cette position, car pour eux, les femmes sont très minoritaires dans le Gouvernement malien. Toute chose qui laisse croire que 《 le chemin à une véritable égalité politique entre l’homme et la femme est toujours long 》.YOUBA DOUMBIA.

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