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L’Iran va revenir “très bientôt” à la table des négociations pour relancer l’accord de Vienne de 2015 sur son programme nucléaire, a déclaré vendredi à des journalistes le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian.

Après la frustration affichée des Occidentaux, Téhéran emploie un discours plus positif. L’Iran va revenir “très bientôt” à la table des négociations pour relancer l’accord international de Vienne de 2015 sur son programme nucléaire, a déclaré vendredi 24 septembre le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, à des journalistes.

Quelques heures plus tôt même, Hossein Amir-Abdollahian avait affiché une position plus nuancée, après que les Occidentaux ont affiché leur frustration face à l’absence d’avancées de Téhéran : “Nous ne cherchons pas à nous éloigner de la table des discussions, nous allons certainement poursuivre des négociations qui servent les droits et les intérêts de notre nation”, a indiqué Hossein Amir-Abdollahian à l’agence officielle Irna.

S’exprimant en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, le chef de la diplomatie iranienne a aussi qualifié de “constructives” les discussions organisées entre responsables iraniens et saoudiens. Il a ajouté que Téhéran avait avancé des propositions dynamiques pour tenter de parvenir à la paix au Yémen.

Pas d’”indication claire”, les Occidentaux frustrés

Les États-Unis et les Européens ont fait part cette semaine à l’ONU de leur indignation face à l’Iran, qu’ils accusent de ne pas offrir une “indication claire” sur ses intentions pour la reprise des négociations, au point mort depuis juin.

Conclu à Vienne en 2015, l’accord offrait à Téhéran la levée d’une partie des sanctions occidentales et onusiennes en échange de son engagement à ne jamais se doter de l’arme atomique, et d’une réduction drastique de son programme nucléaire, placé sous strict contrôle de l’ONU.

Mais après le retrait unilatéral des Américains de l’accord en 2018 sous la présidence de Donald Trump, l’Iran a progressivement abandonné la plupart de ses engagements.

“Nous examinons des approches sur la question du retour aux négociations, et si Dieu le veut, nous retournerons à la table des négociations à la première occasion”, a affirmé le chef de la diplomatie iranienne, en déplacement à New York depuis le 20 septembre, à l’occasion de l’Assemblée générale des Nations unies.

Les discussions, suspendues en juin après les élections en Iran, ont commencé en avril à Vienne entre l’Iran et les cinq puissances encore parties à l’accord (Allemagne, Chine, France, Royaume-Uni et Russie), avec une participation indirecte des États-Unis, pour ressusciter ce pacte en y réintégrant Washington.

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a conclu le 12 septembre – quelques jours après que le gendarme onusien du nucléaire a dénoncé un manque de coopération à ce sujet – un accord avec l’Iran sur la surveillance de son programme, laissant espérer une reprise des pourparlers de Vienne.

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