October 22, 2021
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Au début du mois dans la région de Gao, un homme accusé de vol de bétail s’est vu couper la main droite par des jihadistes qui l’ont ensuite laissé repartir. La Mission des Nations unies au Mali a exprimé, ce mercredi 13 octobre 2021, dans un communiqué, « sa vive préoccupation » sur ce cas qui fait suite à d’autres amputations survenues en mai dernier, dans la même zone. Selon les informations de RFI, c’est le Groupe État islamique (EIGS) qui serait derrière cet acte non revendiqué. Quant à la victime, elle est aujourd’hui détenue par la police malienne.

Il y a deux semaines, le 1er octobre, cinq hommes sont accusés par des habitants d’avoir volé du bétail dans la commune de Bourra, près d’Ansongo. Selon les sources locales -sécuritaires, élus et notables de Gao et Ansongo- interrogées par RFI, l’un des supposés voleurs est fait prisonnier par des éléments du Groupe État islamique qui, le jour même, lui amputent la main droite.

Un rappel de 2012

En mai dernier, non loin de là, à Tin-Hama, trois hommes avaient déjà subi le même sort. Des actes qui rappellent la période d’occupation jihadiste de 2012 : le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) qui contrôlait la région de Gao avait procédé à une série d’amputations, mises en scène en place publique. Dix selon un rapport onusien.

Depuis, les combattants du Mujao ont pour beaucoup rejoint les rangs de la branche sahélienne du Groupe État islamique. C’était notamment le cas d’Adnan Abou Walid Al-Sahraoui, l’un des fondateurs du Mujao devenu chef de l’EIGS et tué par l’armée française en août dernier.

La victime en prison

La Minusma demande la traduction en justice des auteurs. Mais, selon les sources interrogées par RFI, c’est la victime de l’amputation qui se trouve aujourd’hui en prison. Après avoir été mutilé, l’homme a pu repartir et s’est fait soigner au centre de santé d’Ansongo. Où il a finalement été interpelé par la police malienne, pour la même accusation de vol de bétail. Il est actuellement détenu dans la prison de Gao, où il bénéficie d’un suivi médical.

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