Le Premier ministre nigérien Ali Mahaman Lamine Zeine effectue ce jeudi 11 décembre une visite de travail à Bamako dans le cadre de la réunion des ministres des Finances de l’Alliance des États du Sahel, consacrée au projet de la banque confédérale (BCID-AES).
Les discussions portent sur l’opérationnalisation de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement, une étape clé dans la mise en place des instruments financiers de la Confédération.
Le Premier ministre, ministre de l’Économie et des Finances du Niger, Ali Mahaman Lamine Zeine, a été accueilli ce jeudi à Bamako par son homologue malien, le Général de division Abdoulaye Maïga, chef du Gouvernement, en présence de plusieurs membres du cabinet et de représentants de la communauté nigérienne. Cette visite s’inscrit dans le cadre de la rencontre des ministres des Finances de l’Alliance des États du Sahel (AES), consacrée aux derniers réglages techniques liés à la future Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES).
Selon la Primature malienne, les travaux prévus à Bamako doivent examiner les modalités pratiques de mise en service de cette institution financière appelée à soutenir le financement des infrastructures et des projets prioritaires au Mali, au Niger et au Burkina Faso. La BCID-AES vise à réduire la dépendance extérieure des trois pays en matière d’investissement et à renforcer l’intégration économique au sein de la Confédération.
Cette visite intervient alors que l’AES finalise ses mécanismes institutionnels en amont du prochain sommet prévu les 22 et 23 décembre. Elle survient également dans un contexte régional marqué par une forte activité diplomatique et sécuritaire, notamment les discussions en cours sur la coordination économique entre les trois États membres.
Le déplacement d’Ali Mahaman Lamine Zeine à Bamako constitue l’une des étapes du calendrier de concertation engagé depuis plusieurs mois entre les dirigeants des pays de l’Alliance, après les visites successives de haut niveau intervenues cette année. La rencontre de Bamako doit permettre d’accélérer la phase opérationnelle de la BCID-AES, présentée comme un outil central pour le financement du développement au sein de la Confédération.
