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Au Mali, un des fondateurs du M5-RFP, la coalition du 1er ministre de transition Choguel Maïga, dit ne plus reconnaitre son autorité et demande sa démission. À l’occasion du deuxième anniversaire de son mouvement, Espoir Mali Koura, le cinéaste et ancien ministre de la Culture, Cheick Oumar Sissoko, s’en est vertement pris au chef du gouvernement.

Choguel Maïga « doit partir », il « va malheureusement laisser le pays exsangue, isolé, divisé, fragilisé ». Le coup de gueule est signé Cheick Oumar Sissoko, samedi, devant les militants et dirigeants de son mouvement.

« Depuis bientôt douze mois, nous assistons à un one-man-show du Premier ministre… l’accent de souveraineté du début de mandat n’a pas résisté à la mythomanie », ajoute-t-il. Le cinéaste propose donc une « 3e étape de la transition » autour d’un gouvernement de missions encore « en rupture avec les pratiques anciennes de corruption, de gabegie, d’accaparement illégal des biens publics, de népotisme ».

Des divergences au sein du M5-RFP

« Cette Transition, nous l’avons enfantée. Nous continuerons à la bercer dans la vérité et l’exigence », a poursuivi l’ancien ministre. Cette prise de parole illustre les divergences au sein du M5, la plateforme qui a porté Choguel Maïga à la primature. Elle fait suite à une semaine d’échanges tendus au sein d’Espoir Mali Koura.

Cheick Oumar Sissoko n’a pas apprécié que certains dirigeants assurent l’avoir destitué de son poste de « coordonnateur » du mouvement. L’œuvre « d’infiltrés », selon lui.

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