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L’insécurité routière est devenue monnaie courante au Mali. Nul besoin d’en parler. Il suffit de se rendre dans nos plus grands hôpitaux pour interroger les malades sur les causes de leur hospitalisation, un seul mot ne cesse de revenir en lituanie << accident de la route >>. Du fait social, l’accident de la route est devenu un phénomène social touchant directement ou indirectement presque toutes les tranches d’âge. Les causes sont d’origines diverses. Cependant, pour réduire considérablement le taux des accidents de la route, certaines mesures s’imposent à savoir le respect strict des codes de la route, la limitation des vitesses, le changement de nos comportements. Pour en parler davantage, nous avons fait une descente musculeuse dans les rues de Bamako pour demander l’avis de certains usagers de la route.

 

Les accidents de la circulation routière poursuit sa course meurtrière au Mali. Selon le rapport annuel national de l’Agence Nationale de la Sécurité Routière (ANASER), 10614 cas d’accident  de la circulation routière dont 736 personnes tuées et 9456 personnes blessées y compris les blessures graves et les blessures légères ont été enregistrés en 2021. Ce qui a poussé nos plus hautes autorités à doubler les efforts pour désamorcer la situation. C’est pourquoi il a été notifié une réduction du nombre de décès par rapport à l’année 2020. Le lieu de remercier et d’exhorter les autorités maliennes et les acteurs de lutte contre les insécurités routières à multiplier les mesures visant  à atténuer les accidents et la mise en place de mécanismes capables de rendre les routes moins dangereuses pour les différents types d’usagers. Certaines mesures ont permis la réduction du nombre de morts dans les routes puisque le problème des accidents de la circulation  apparaît donc pouvoir être réglé par les politiques publiques qui renvoient les individus à leurs obligations à travers les actions de sensibilisation. S’il a été possible de réduire le taux des accidents routières au Mali, il faut le dire sans risque de se tromper qu’il est possible de protéger les vies humaines dans les routes avec l’application de plus de mesures de protection. Comme mesures préventives, les hautes autorités maliennes ont élaboré un document de stratégie nationale de riposte contre la prise grimpante du taux de mortalité des accidents. Elles ont  décidé dans le document de réduire le taux de mortalité des accidents de la route de 50% en le ramenant de 25 tués par 100000 habitants à 12 tués par 100000 habitants d’ici 2030 avec comme objectif intermédiaire à mi-parcours de 18, 5 tués par 100000 habitants en 2025. En dépit de cette mentalité de la part des autorités maliennes, la question qui se pose ici vise à déceler encore les raisons ou les causes du nombre de décès dans les routes et définir, entre autres, les mesures capables de stabiliser et réduire par la suite le nombre de décès dans ce vaste pays. Selon le rapport annuel national 2021 de l’ANASAR, les usagers les plus touchés sont d’abord les piétons qui occupent une grande partie de nos routes, ensuites les enfants et les jeunes allant de 5 à 29 ans.
QUELLES SONT LES CAUSES DES ACCIDENTS DE LA ROUTE AU MALI ?
En réponse à cette interrogation, il faut reconnaître que les causes des accidents de la circulation routière sont liées à l’être humain, au moyen des transports et à l’environnement. Parmi les causes premières, il faut noter, de prime abord, l’excès de vitesse et le non respect des codes de la route. 《 je roule toujours à tombeau ouvert pour ne pas être en retard au travail >>, affirme M. Diallo,  chauffeur de transport personnel. De son côté, le taximan Kanté soutient : << La cause de mon excès de vitesse est dûe aux avidité  derrière les clients >>. À ces facteurs s’ajoutent d’autres tels  la perte du contrôle en pleine circulation et la méconnaissance et le non respect des codes de la route. << J’ai eu mes deux permis de conduire sans passer par l’auto-école et pourtant je fais mes courses en ville comme en dehors de ville >>, témoigne M. Sidibé, chauffeur de Sotrama. Écoutons cette dame d’une quarantaine d’années : << Je roule en circulation sans permis ni la maîtrise du code de la route >>, se tape la poitrine Mme Traoré  Assitan Diarra, usagère de la route.
QUELLES SONT LES MESURES POUR ATTÉNUER LES ACCIDENTS?
Au Mali, pour réduire le taux des accidents sur les routes, certaines mesures s’imposent aux autorités et aux usagers de la route. Pour les autorités, elles doivent être fortes et exigeantes quant au respect strict des codes de la routes et la limitation de vitesse sous peine d’amande. Quant aux usagers de la route,  c’est de la bonne pratique des 5 axes mentionnés dans le document de stratégie nationale de la sécurité pour baisser le taux de mortalité des accidents de la circulation routière. Il s’agit,  d’abord, de la sécurisation des engins à 2 et 3 roues motorisés qui représentent aujourd’hui une augmentation exponentielle sur toute l’étendue du territoire national,  ensuite la sécurité des piétons, parceque la marche est le deuxième mode de déplacement le plus utilisé au Mali ; la réduction des accidents des véhicules légers parceque ils représentent 20% des usagers motorisés tués de la route ; le renforcement de la sécurité des usagers âgés de 15 à 34 , parceque cette catégorie d’âge constitue plus de 49% des tués suite aux accidents de la circulation routière et enfin la sécurisation du transport professionnel, parceque les cas d’accidents impliquant les véhicules du transport professionnel sont le plus souvent accompagnés d’une gravité très élevée. Les personnes infirmes ne sont pas mises dans les oubliettes, d’importants efforts sont en cours pour faciliter leur mobilité en toute sécurité à travers les panneaux de signalisation.
CONCLUSION:
Au regard de tout ce que nous venons d’avancer, force est de reconnaître que la solution de la réduction du taux de mortalité des accidents de la route n’est pas divine, elle ne tombera pas du ciel, mais elle est humaine, c’est-à-dire que nous pouvons nous-mêmes résoudre ce problème si nous nous sentons dociles face aux codes de la route.
YOUBA DOUMBIA. Crédit photo

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