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Les prix mondiaux des denrées alimentaires ont encore progressé en novembre, pour le quatrième mois consécutif, portés par une forte demande en blé et en produits laitiers. L’annonce est faite ce jeudi par  l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

L’indicateur, qui mesure la variation mensuelle des cours internationaux d’un panier de produits alimentaires de base, continue à se rapprocher de son niveau record.

Lait en poudre, beurre et pain sont largement responsables de la hausse globale observée à l’échelle internationale. Une hausse qui découle de la forte demande mondiale et des cours très élevés des matières premières agricoles, blé en tête.

L’indice FAO des prix des produits laitiers a crû de 3,4 % au mois de novembre, par rapport au mois précédent  et celui des céréales de 3,1 %, selon la FAO. Si les prix du riz sont restés stables, ceux du blé ont atteint leur plus haut niveau depuis mai 2011.

«Cette hausse est due à l’importance de la demande associée à la faiblesse de l’offre, en particulier pour ce qui est du blé de qualité supérieure, ainsi qu’à des craintes liées aux pluies intempestives en Australie et à l’incertitude concernant la possible modification des mesures d’exportation de la Fédération de Russie», analyse la FAO.

Le prix du sucre a lui aussi augmenté, avec un indice plus élevé de 1,4 % par rapport à octobre et de près de 40 % par rapport à novembre 2020.

Selon la FAO, cette poussée est principalement expliquée par «la hausse des prix de l’éthanol, bien que des envois importants en provenance d’Inde et des perspectives favorables concernant les exportations de sucre de Thaïlande aient atténué la pression à la hausse sur les cours».

Baisse des prix de l’huile et de la viande

En revanche, le prix des huiles végétales, qui avait bondi le mois dernier, était en léger repli de 0,3 %, après la baisse des cours des huiles de soja et de colza, ainsi que du pétrole.

L’indice FAO des prix de la viande a aussi baissé de 0,9 % en novembre, soit sa quatrième baisse mensuelle consécutive, notamment «sous l’effet de la diminution des achats de viande de porc en Chine» et de «l’accroissement des disponibilités exportables en Australie» pour les ovins, renseigne l’organisation.

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