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Après avoir été réélu en décembre dernier à la tête du pays, le dirigeant du plus petit pays d’Afrique continentale a fait le point sur les principaux objectifs pour son second mandat.

Dans une ambiance festive et chaleureuse au stade de l’Indépendance de Banjul, Adama Barrow a à nouveau insisté – comme pendant toute la campagne – sur le développement des infrastructures. Avec son nouveau gouvernement, le président réélu veut en effet continuer à construire de nombreuses routes et promet un accès universel à l’électricité pour tous les Gambiens dans les cinq années à venir.

Mais malgré la construction de près de 800 routes, le premier mandat d’Adama Barrow reste marqué par une situation économique difficile : les prix des biens de premières nécessités n’ont pas cessé d’augmenter depuis 2017, le taux de chômage est proche des 10% et les perspectives d’emplois restent rares. Des problèmes structurels auxquels peu de réponses ont été apportées jusqu’ici.

Sur l’agriculture, dont dépend très fortement l’économie gambienne, Adama Barrow veut augmenter la production de riz et atteindre l’autosuffisance pour cette denrée lors de son second mandat.

Enfin, sur la justice transitionnelle, le chef d’État a réaffirmé sa volonté de faire des propositions rapidement pour mettre en œuvre le rapport de la Commission vérité, publié en décembre dernier et qui recommande des poursuites à l’égard de l’ancien président Yahya Jammeh. Mais depuis plusieurs mois, le gouvernement semble de plus en plus complaisant envers ces personnalités.

Sous l’œil de huit autres chefs d’États de pays d’Afrique de l’Ouest (dont ceux du Sénégal, du Nigeria ou du Ghana), Adama Barrow a terminé en insistant sur l’importance de la démocratie dans son pays. Une démocratie encore jeune et fragile. Un second mandat placé sous le signe de la stabilité et de la continuité mais Adama Barrow a encore beaucoup à faire pour convaincre réellement dans son pays.

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