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Assimi Goïta doit enfin se résoudre à écrire une page de l’histoire contemporaine du Mali, il faut plutôt dire parachever sa page, qui est pleine d’événements à la fois riches et débordants. Il serait dit dans l’histoire que c’est sous le Colonel Assimi Goïta que la France a été chassée du Mali et que le pays de Modibo Keita a également décidé de rompre avec une bonne partie de la communauté internationale. En effet, si cette page est glorieuse pour certains, car la France condescendante, néocoloniale, prédatrice et méprisante a été mise à la porte, elle ne peut qu’être noire pour d’autres eu égard aux angoissantes conséquences des actes posés et qui compromettent dangereusement l’avenir du Mali. Le Mali est isolé sur la scène internationale il revient désormais à Assimi Goïta d’alléger la souffrance du peuple. La balle est dans le camp du Président de la Transition afin qu’il pose l’acte salutaire pouvant permettre à la CEDEAO de lever les sanctions sur le Mali. Il a le moyen, il lui suffit d’avoir la volonté et de mesurer les conséquences pour qu’il agisse vite et bien, au grand bonheur du résilient peuple malien.
Mesure-t-il déjà les conséquences à court, moyen et long terme de son entêtement qui pourrait compromettre dangereusement l’avenir du Mali ?
Si tant est qu’Assimi Goïta mesurait les conséquences de son entêtement à vouloir trop tirer sur la corde avec la CEDEAO, il n’allait pas trainer les pieds avant de décider de trouver un compromis avec l’organisation sous régionale afin que les sanctions soient levées. Il doit comprendre qu’il s’agit de l’avenir du Mali et pour ça aucun sacrifice ne devrait être de trop. Le Mali souffre et les maliens aussi. Un jour de plus sous sanctions est un jour de trop, donc Assimi doit comprendre cela et lâcher du lest en acceptant la proposition de la CEDEAO.
En somme, la balle reste toujours dans le camp du Président de la transition, en tant que père de la nation. Un seul geste de sa part débloquerait la situation et redonnerait du sourire à des millions de maliens qui ne savent plus à quel saint se vouer.
Youssouf Sissoko

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