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La cérémonie de la journée Portes Ouvertes, placée sous le thème : le Signe de la Redynamisation du Port de Lomé, s’est tenue le mardi 19 octobre 2021 à l’hôtel Radisson Collection. Cette journée a été organisée par les Opérateurs économiques Maliens en collaboration avec l’Alliance pour la Promotion du Port Autonome de Lomé. L’objectifs de cet événement, c’est de faire découvrir leur métier, leur passion aux clients, partenaires et prospects, renforcer la relation de proximité avec leurs partenaires, interagir avec les clients afin de mieux appréhender leurs besoins. Cette cérémonie était placée sous la houlette de Mme Madane Dembélé Madina SISSOKO, le Ministre des Transports et des Infrastructures; en présence de M. Youssouf Bathily, le Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali ; de M. Kabitchata ESSONÊYA, le Secrétaire Général du Port Autonome de Lomé ; de M. Boubacar Coulibaly le Représentant du Port Autonome de Lomé et de nombreux invités. 

En prélude de son discours, Mme le ministre a souhaité la bienvenue à tous les participants à cette journée porte ouverte consacrée aux activités de promotion du Port Autonome de Lomé, plus précisément à toute la délégation togolaise de l’Alliance pour la Promotion du Port de Lomé. Elle a également confirmé son soutien auprès des opérateurs économiques maliens, pour offrir une parfaite illustration des excellentes relations de fraternité, d’amitié et de coopération qu’entretiennent le Mali et le Togo, sous les hautes directives de Leurs Excellences Monsieur Faure GNASSINGBE, Président de la République du Togo et le Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat, a-t-il précisé.
Au nom des plus hautes autorités du Mali, Mme Dembélé Madina Sissoko a remercié le Peuple et le Gouvernement togolais pour les efforts consentis dans le cadre du renforcement de la cooperation en matière de transport routier et de transit maritime des marchandises en provenance et à destination du Mali. A la faveur de cette cooperation, selon elle, le Mali bénéficie, dans l’enceinte du port de Lomé, d’un magasin d’entreposage de 5000 m2, de terre-pleins de 4000 m2 et de bureaux, suivant l’Arrêté Présidentiel n°77-25/CAB/PR/MTB du 28 février 1977.Récemment, une parcelle de terrain de 921 m² a été affectée au Mali pour laconstruction de bureaux pour le compte des Entrepôts maliens au Togo (EMATO)qui sont membres du bureau exécutif de l’Alliance pour la Promotion du Port deLomé et membres du Conseil d’Administration du Port autonome de Lomé. Mme le ministre a aussi saisis  l’opportunité pour remercier le Port autonome de Lomé pour les effortsconsentis dans le cadre de l’approvisionnement de notre pays en denrées de première nécessité et pour les nouvelles mesures tendant à améliorer les conditions de transit des marchandises dans l’intérêt de nos pays. Selon elle, l’espoir est permis qu’au sortir de cette journée, car les propositions concrètes seront mises sur table pour répondre aux préoccupations des opérateurs économiques maliens qui, jour après jour, sillonnent les corridors pour assurer l’approvisionnement correct et régulier de notre vaste pays, a-t-il affirmé.
Selon Mme le ministre, il y a deux ans, une mission similaire a séjourné au Mali au cours de laquelle des préoccupations ont été soulevées par les opérateurs économiques maliens, pour celà, elle se réjouit que beaucoup d’entre elles aient trouvé des solutions à ce jour. Cependant, selon elle :<< notre attention demeure portée sur certaines préoccupations, notamment la double taxation du Bordereau Electronique de Suivi des Cargaison (BESC) et la facturation de la redevance maritime aux opérateurs économiques maliens par la multinationale Mediteraneen Shipping Compagny (MSC). Comme vous le savez, le Bordereau Electronique de Suivi des Cargaison (BESC), de par sa fonction, est émis par chaque Conseil des chargeurs sur les marchandises générées par le commerce extérieur de son pays. En conséquence, l’émission du BESC togolais sur les marchandises maliennes en transit entraine une double perception et donc des frais supplémentaires qui freinent la compétitivité de nos produits.En ce qui concerne la redevance maritime, elle a précisé qu’elle est perçue par l’Autorité maritime, qui est représentée au Togo par les EMATO, conformément au Réglement d’exécution n°003 du 28 mars 2019 de l’UEMOA. Sa perception par MSC entraîne une augmentation des frais de transit au détriment des importateurs maliens. Pour celà, elle a exhorté tous les partenaires à s’inscrire dans leurs échanges de cette journée la recherche de solutions idoines aux préoccupations sus mentionnées pour permettre aux Maliens, jadis familiers du corridor Bamako-Lomé, de reprendre activement les échanges commerciaux afin de redynamiser l’axe Lomé-Bamako, pour le bonheur de nos populations respectives, a-t-elle conclu.

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