Gestion des droits humains : la République populaire démocratique de Corée pointée du doigt par le Conseil de sécurité des Nations Unies

Gestion des droits humains : la République populaire démocratique de Corée pointée du doigt par le Conseil de sécurité des Nations Unies

Depuis longtemps, la Corée du Nord est accusée de violations graves des droits humains avec notamment l’envoi de prisonniers politiques dans des camps de travail, l’usage de la torture et la pratique d’exécutions publiques, mais aussi la prolifération des armes nucléaires, aboutissant à des essais de missiles balistiques. 
Ainsi, la situation des droits de l’homme en Corée du Nord est épouvantable et s’aggrave de jour en jour. Le pays s’est renfermé et coupé du reste du monde après l’imposition de restrictions encore plus draconiennes sur les libertés, officiellement pour empêcher la propagation de la Covid-19. En effet, ce pays, dirigé par un bras armé, est dépourvu de libertés civiles, y compris la liberté d’expression, d’association ou de réunion, et la dissidence n’est pas tolérée. Il n’y a pas de médias indépendants, d’indépendance judiciaire ou de liberté religieuse.
Lors de la 77ème session de l’assemblée générale des Nations Unies, un rapport portant sur la période août 2021 / juillet 2022, a été présenté sur la situation relative aux droits humains en République populaire démocratique de Corée. Dans l’exposé oral qu’elle a présenté au Conseil des droits de l’homme, le 21 mars 2022, la Haute Commissaire a indiqué que « les informations reçues par le Haut-commissariat continuaient de laisser penser qu’il y avait des motifs raisonnables de croire que des crimes contre l’humanité avaient été commis en République populaire démocratique de Corée et qu’on continuait peut-être d’en commettre ».
Dans ce rapport qui rend compte de la situation relative aux droits humains depuis août 2021, en donnant un aperçu de la situation des droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels, Pyongyang est accusé par la communauté internationale, de botter en touche les droits humains les plus primaires tels qu’État de droit, accès aux moyens de subsistance, droit à une alimentation adéquate, droit à la santé. Ainsi, au cours de la période considérée, les informations reçues ont confirmé que l’État avait encore accru sa répression des droits et libertés de la population de la RPDC, sur fond du maintien de strictes restrictions liées à la Covid-19. Par exemple, la fermeture des frontières du pays et les restrictions à la liberté de circulation des biens et services et aux interactions sociales à l’intérieur du pays ont permis aux autorités de réfréner encore davantage la circulation des informations et des idées parmi la population.
Dans ce rapport des Nations Unies, il est recommandé à Pyongyang qui fait partie du pacte international relatif aux droits civils et politiques, d’appliquer le principe des droits humains. À cet égard, la République populaire démocratique de Corée devrait collaborer avec le Conseil de sécurité afin d’amener l’État à respecter ses obligations internationales en matière de droits humains, y compris dans le cadre de la riposte à la pandémie de Covid-19.

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