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Faut-il faire table rase des acquis du Mouvement démocratique ? Le Mouvement pour un Destin commun (Modec) a organisé samedi 28 janvier dernier, au Mémorial Modibo Kéita, une conférence-débat sous le thème : “Régime démocratique ou autoritaire : que faut-il pour le Mali ?”

 Avec comme conférencier, Boubacar Diawara, la rencontre a réuni les dirigeants du M5-RFP, des dirigeants d’autres partis politiques, des professeurs d’Université, des anciens députés, entre autres. Il reste convaincu que le débat est profondément d’actualité. Pour le conférencier, il s’agit d’en discuter pour que les différents points de vue des uns et des autres soient capitalisés et que ce débat revienne sur la scène politique. “Si la classe politique refuse de faire ce débat, elle laissera un vide”, dira-t-il.

A l’entendre, la souveraineté d’un pays, c’est aussi la souveraineté intellectuelle, c’est-à-dire la capacité à nous pencher sur nos propres problèmes, à les analyser, à tracer des perspectives indépendamment des autres. Il a parlé de certains avec une relecture de l’histoire présentant le régime de Moussa Traoré comme une alternative. Cependant, le professeur Boubacar Diawara a souligné 4 caractéristiques d’un système démocratique dont le premier est la liberté d’expression. Le deuxième, la liberté d’association.

Le troisième point, la justice intègre et indépendante. Il a souligné comme dernier point, la possibilité d’avoir des élections libres, transparentes et crédibles. A ses yeux, il faut ces quatre éléments pour caractériser un régime démocratique. Toutefois, ce dont notre conférencier est sûr, c’est qu’aujourd’hui avec la vague de démocratisation qui a eu en Afrique, les deux premiers éléments on les trouve pratiquement en premier lieu. En ce qui concerne une justice intègre et indépendante et surtout des élections libres et transparentes, pour lui, c’est loin d’être dans le cas dans beaucoup de pays d’Afrique. Quand on parle de régime autoritaire, on entend l’autorité de l’Etat, la capacité de l’Etat a défini des règles et à les faire respecter. “C’est ce qui nous manque aujourd’hui dans ce pays”, expliquera-t-il.

Dans son intervention, le président du Modec, Konimba Sidibé, a laissé entendre que si nous voulons sauver le régime démocratique au Mali, si nous voulons faire des progrès vers l’idéal démocratique, il faut d’abord donner de la légitimité aux élus, et aussi rendre effective l’obligation de rendre compte des dirigeants. “Tant que tu ne progresses pas sur cet aspect-là, tu n’iras nulle part”, a-t-il martelé. Pour lui, il s’agit de la lutte contre l’impunité, il s’agit de la reconnaissance du mérite, il s’agit de la promotion du droit.

Le président du Modec appellera à assurer une participation effective et efficace de tous les acteurs y compris les citoyens, la société civile à la gouvernance du pays. Selon lui, c’est d’assurer un respect scrupuleux de l’Etat de droit et mettre l’Etat en capacité d’assumer efficacement ses fonctions.

Pour sa part, Mohamed Aly Bathily, président du M5-RFP, a estimé que c’est notre niveau de compréhension qu’il nous faut développer pour que nos luttes aient un répondant car, à son entendement, sans le répondant de nos luttes dans ce peuple il n’y aura jamais de démocratie et l’Etat de droit. “Ça serait toujours des régimes dictatoriaux”.

 

Ibrahima Ndiaye

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