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Il a fallu plus de 5.000 pages pour rendre compte de l’ampleur de la machination montée par l’ex-président et une sulfureuse fratrie d’hommes d’affaires: les conclusions de quatre ans d’enquête sur la corruption d’Etat en Afrique du Sud sous l’ère Zuma, ont été finalement publiées mercredi.

Après 400 jours d’auditions, plus de 300 témoins et l’examen de centaines de documents compromettants qui ont abouti à la mise en cause de près de 1.500 personnes par une commission ad hoc, présidée par le juge Raymond Zondo, le constat est accablant.

“La +capture d’Etat+ a été une réelle attaque contre notre démocratie, elle a violé les droits de chaque homme et chaque femme dans ce pays”, a déclaré le président Cyril Ramaphosa lors de la remise officielle du rapport à Pretoria, employant le terme utilisé dans le pays pour désigner les années de corruption rampante. Il avait estimé les montants détournés à l’équivalent de plus de 30 milliards d’euros.

Depuis janvier et la remise du premier des six chapitres, le juge Zondo démontre au gré de la publication de nouveaux pans de l’enquête comment l’ex-président Jacob Zuma, décrit comme “le pantin” du sulfureux trio d’hommes d’affaires d’origine indienne, les Gupta, a siphonné les caisses de l’Etat.

L’affaire qui tient les Sud-Africains en haleine depuis plusieurs années avec des audiences fleuves retransmises en direct à la télévision, doit désormais passer à l’étape judiciaire. La commission a un rôle consultatif mais ses conclusions peuvent être transmises au parquet.

Manifestation anti-corruption à Prétoria, en avril 2017

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