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Une semaine après son retour à Paris, l’opposant Marcel Makomé dénonce le rôle joué par les services secrets de Brazzaville dans son arrestation à Kinshasa où il s’était rendu en octobre dernier sur invitation du maire de Kinshasa, pour y assurer des formations. Il est arrêté par l’ANR (services de renseignements congolais) le 30 octobre dernier, juste à la fin de sa mission, alors qu’il est déjà à l’Aéroport international de Ndjili, où il attend l’avion qui doit le ramener en France.

Arrêté fin octobre dernier, Marcel Makomé est enfermé dans une prison secrète de l’ANR à Kinshasa, d’où il sortira mi-novembre.

L’opposant congolais qui a également la nationalité française, sera relâché dit-il grâce aux efforts du Consulat français de Kinshasa, mais aussi grâce à l’intervention du président Félix Tshisekedi, son ami, qui va le recevoir avant son départ de Kinshasa.

« J’ai des preuves parce que le président de la République Félix Tshisekedi, quand il m’a reçu, s’est excusé du dysfonctionnement de ses services et m’a fait comprendre que c’est Brazzaville qui voulait à tout prix qu’on m’arrête à Kinshasa et qu’on m’extrade. Lui a dit qu’il ne pouvait pas accepter ces méthodes », explique à RFI Marcel Makomé.

Des « méthodes de barbouzes (…) inadmissibles » en RDC lui aurait avoué le président Tshisekedi, assure-t-il.

La réaction du porte-parole du gouvernement du Congo-Brazzaville ne s’est pas fait attendre. « On n’est pas concerné », s’est exclamé Thierry Mungala.

« Vous parlez de quelqu’un qui aurait été ou qui a été à Kinshasa en RDC. Il a été présenté, si je lis bien ce qui a été sur les réseaux sociaux, comme un ressortissant français arrêté dans un pays qui n’est pas le nôtre. Nous n’avons sur cette base-là aucune espèce de commentaire à faire. »

Thierry Moungala a donc renvoyé la balle dans le camp de Kinshasa : « c’est aux autorités de ce pays », dit-il, « d’expliquer pourquoi elles ont interpellé puis relâché ce ressortissant français ».

Nous avons donc approché la présidence de la République démocratique du Congo où l’on nous a expliqué qu’il n’a pas à faire de commentaires lorsque le chef de l’État reçoit des amis.

D’autres responsables concernés ne pouvaient être joints jusqu’à hier soir.

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