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“Les forces de sécurité ont plié bagage et sont parties”. Plusieurs rescapés de l’attaque de Seytenga, au Burkina Faso, ont raconté à l’AFP comment ils se sont retrouvés seuls face aux assaillants, des jihadistes qui ont massacré au moins 79 personnes selon les autorités.

Selon ces témoins, le carnage a commencé samedi en fin de journée dans cette ville du nord du Burkina Faso, à quelques km du Niger, dans une région régulièrement meurtrie par ce type d’attaques, menées par des groupes affiliés à Al Qaida et au groupe Etat islamique (EI).

“Des hommes armés sont venus prendre des positions, encercler le village et tirer. Ils ouvraient même les portes des maisons pour rentrer et exécuter”, explique Amadou, un rescapé réfugié à Dori, la grande ville proche de Seytenga.

“Les terroristes ont visité des boutiques l’une après l’autre, incendiant certaines. Ils tiraient sur ceux qui tentaient de fuir. Ils sont restés dans la ville toute la nuit”, précise un autre rescapé qui souhaite rester anonyme.

“Dès que les tirs ont commencé samedi soir, avec ma famille on a fui en brousse. On y est resté toute la nuit avant de gagner Dori dans la matinée du dimanche. On a rien emporté et on a appris qu’ils ont incendié les maisons, donc on a tout perdu”, détaille un autre.

Certains comme Fatimata, une petite fille dans les bras, sont encore sans nouvelles de leurs proches, notamment son frère.

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