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Au Burkina Faso, la classe politique réagit face aux dysfonctionnements constatés au sein des forces armée en lutte contre le terrorisme. Majorité comme opposition demandent au chef de l’Etat des mesures fortes pour instaurer la sérénité au sein des troupes.

Corruption, politique, mauvaise organisation sont les maux qui minent les forces armées burkinabè selon la classe politique. Le président Roch Marc Christian Kaboré avait dénoncé les problèmes liés à l’alimentation et aux primes des soldats sur le terrain après l’attaque d’un détachement de gendarmerie à Inata, dans le Soum, qui a fait 53 morts dont 49 soldats.

Pour le chef de file de l’opposition, ces dysfonctionnements ne sont pas nouveaux. Cela relève d’une mauvaise organisation depuis 2019. « Les soldats ne souhaitaient pas en parler de peur d’être sanctionnés par leur  hiérarchie », confie Eddie Komboigo. « Dans la loi de programmation militaire 2018-2022, 725 milliards de FCFA sont prévus au profit des forces armées et ils n’ont même pas dépensé la moitié de cette somme » précise le chef de file de l’opposition qui soutient que s’il y a une personne qui doit être sanctionnée, c’est le président Roch Marc Christian Kaboré lui-même.

Pour Benewendé Sankara, le président de l’Union pour la Renaissance/Mouvement Patriotique Sankariste, ces dysfonctionnements sont la conséquence d’une division au sein de l’armée depuis les mutineries de 2011 et la dissolution de l’ancien régiment de sécurité présidentielle.

Selon le président du tout nouveau parti sankariste, membre de la majorité présidentielle, l’armée est minée par « la corruption » et « la politique ». « Il faut restructurer l’armée en suivant l’exemple guinéen. Secouer le cocotier et mettre à la retraite certains hauts gradés et confier le commandement opérationnel aux jeunes » suggère maître Benewendé Sankara.

Le 12 octobre dernier, le général de brigade Gilbert Ouédraogo a pris le commandement des forces armées nationales. Au cours d’une cérémonie à la place de la nation, le nouveau patron des armées burkinabè a annoncé une réorganisation des forces en interne, et un redéploiement sur le terrain.

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