0 3 minutes 1 mois

Autrefois havre de paix, ville de culture avec ces multiples salles de cinéma et de théâtre, ville verte avec ces innombrables caïlcédrats, Bamako est aujourd’hui au bord de l’asphyxie: une ville où les citadins frôlent au quotidien la crise de nerf.

En effet, une minorité d’individus « sans foi ni loi », mue uniquement par l’appât du gain, y a pris le pouvoir et transforme au quotidien la vie des citoyens en enfer en occupant illégalement chaque jour, des portions de trottoirs de plus en plus grandes.
Deux exemples : le marché du Wonida au Dabanani et celui de Yirimadio(au cœur du tout nouveau échangeur construit à coup de milliards pour améliorer le trafic sur cet axe). Au grand dam des autorités municipales et des policiers. Les conséquences sont graves pour les citadins au quotidien : retard sur les lieux de travail et sur les rendez-vous de tout genre, insalubrité, nuisance sonore…

Derrière ce capharnaüm, Bamako subit en réalité un autre fléau des plus préoccupants : l’exode rural. En effet, il faudrait comprendre que ces vendeurs à la sauvette souvent extrêmement jeunes et autres commerçants de circonstance quittent en nombre au quotidien hameaux et villages en abandonnant les travaux champêtres pour rejoindre la capitale en espérant y faire fortune. Hélas, l’aventure se transforme souvent en cauchemar pour eux, tels confrontés aux dures réalités de la capitale. En fait, la plupart vient grandir le lot de chômeurs et sombre vite dans la délinquance, la prostitution, le banditisme etc..

La conséquence est la double peine: les villages se vident de leurs bras valides et la capitale souffre de l’engorgement.
La solution : sanctionner sévèrement les hors la loi quitte à leur imposer des travaux d’intérêt collectif (assainissement, curage des fosses..) et développer les initiatives locales créatrices d’emplois pérennes pour contrer toute velléité de départ de l’intérieur vers la capitale.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.