« 2 millions de filles supplémentaires pourraient subir des mutilations génitales féminines d’ici à 2030 « (Sg de l’Onu)

Les mutilations génitales féminines sont une terrible violation des droits humains, qui nuit à la santé et au bien-être de millions de femmes et de filles dans le monde. Malheureusement, regrette le Secrétaire général des nations unies, « le nombre de filles exposées à cette effroyable pratique a augmenté du fait de la pandémie de COVID-19. Les mesures de confinement et les fermetures d’écoles ont rendu les filles très vulnérables face à toutes sortes de mauvais traitements, et ont entravé l’action menée pour mettre fin aux pratiques néfastes telles que les mutilations génitales féminines ».
Si nous n’agissons pas d’urgence, avertit-il, « deux millions de filles supplémentaires pourraient subir des mutilations génitales féminines d’ici à 2030 – en plus des quatre millions déjà exposées chaque année ».
Ainsi, dans son message à l’occasion de la Journée internationale de la tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines célébrée ce 6 février, Antonio Guterres exhorte les gouvernements, les décideurs, les organisations de la société civile et les autres parties concernées à faire de la lutte contre les mutilations génitales féminines une priorité dans leurs plans nationaux de riposte à la COVID-19. Les mutilations génitales féminines sont à la fois une forme de violence fondée sur le genre et une atteinte à la protection de l’enfance.
Pour avoir une chance d’atteindre l’objectif mondial d’élimination des mutilations génitales féminines d’ici à 2030, prévient le patron de l’Onu, « nous devons accélérer les progrès de manière exponentielle. Pour ce faire, nous aurons besoin de quelque 2,4 milliards de dollars au cours de la prochaine décennie ». Avant d’ajouter que le coût de l’inaction est toutefois bien plus élevé. Nous devons impérativement mettre un terme à ces mutilations si nous voulons éliminer toutes les formes de violence à l’égard des femmes et des filles et parvenir à l’égalité des sexes ».
En cette Journée internationale de la tolérance zéro pour les mutilations génitales féminines, nous proclamons haut et fort : « Ces pratiques doivent cesser ! » Il n’y a pas de temps à perdre. Unissons nos forces, mobilisons des ressources et agissons pour mettre fin aux mutilations génitales féminines d’ici à 2030, plaide-t-il.

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