Le pétrole plonge, le Covid-19 inquiète en Chine

Face à la multiplication des cas de Covid-19 en Chine – principal moteur de croissance de la planète -, les cours du pétrole accusent le coup.

Alors que les cours du pétrole ont large profité des espoirs liés aux vaccins Covid-19 et la perspective d’une reprise graduelle de l’économie, la multiplication des cas de Covid-19 en Chine et la persistance de la pandémie dans de nombreuses grandes économies (avec notamment un risque de confinement en France, actuellement) pèsent logiquement sur les cours de l’or noir. Les prix du Brent et du WTI perdent près de 2%, à 55 et 52 dollars. “Le nombre de cas de Covid-19 en Chine constitue la principale préoccupation des investisseurs en matière de demande”, a souligné Stephen Innes, analyste d’Axi.

De petits foyers ont émergé dans le nord du pays ces dernières semaines. Pékin a enregistré 19 malades du Covid-19 lors des sept derniers jours, dont certains sont liés au variant anglais du coronavirus, plus contagieux. “Et l’annonce de nouvelles restrictions de mobilité pour les voyages du Nouvel an lunaire pèse lourd sur les marchés en termes d’impact sur la consommation” de brut, a continué M. Innes. La municipalité de Pékin, cœur du pouvoir politique, se montre en effet extrêmement prudente à l’approche des vacances du Nouvel an lunaire (11-17 février).

Celles-ci provoquent d’ordinaire des afflux massifs dans les transports de centaines de millions de personnes rentrant chez elles pour passer en famille cette fête, la plus importante de l’année en Chine. Hors de Chine, “le nombre toujours élevé de nouveaux cas de Covid-19, la lenteur des progrès en matière de vaccination dans certains pays et les restrictions de mobilité plus strictes et plus longues en Europe pèsent sur le sentiment des investisseurs”, a élargi Eugen Weinberg, de Commerzbank.

Le marché du pétrole sera par ailleurs attentif vendredi au rapport hebdomadaire sur les stocks pétroliers américains établi par l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA), publié deux jours plus tard qu’à l’habitude en raison d’un jour férié lundi et de l’investiture de Joe Biden mercredi. Le marché s’attend à une baisse des stocks de brut dans le pays, de près d’1,7 million de barils, selon la médiane d’analystes interrogés par l’agence Bloomberg.

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