L’Europe préoccupée par le bannissement de Donald Trump des réseaux sociaux

Alors que la procédure en destitution du président des États-Unis a été enclenchée, les réseaux sociaux Twitter, Facebook, Instagram, Twitch et Snapchat ont déjà tous suspendu les comptes de Donald Trump depuis l’invasion du Capitole. En Europe, autant la condamnation a été unanime après les appels à la violence et l’invasion du Capitole de Washington, autant la préoccupation est grande devant des décisions vue comme des oukases et des atteintes à la liberté d’expression.

La chancelière allemande Angela Merkel voit dans le bannissement de Donald Trump des réseaux sociaux un problème de liberté d’expression qui devrait être du ressort de la loi et non des entreprises.

Le commissaire européen au numérique, Thierry Breton, se dit perplexe car il n’y a pas de contrôle démocratique.

Et selon le ministre français de l’Économie, il s’agit d’une menace de l’oligarchie numérique des géants d’internet contre la souveraineté populaire et celle des États. Une position qui reflète l’avis général de la classe politique française.

Le problème principal pour les Européens réside dans le fait que la décision de suspendre le compte du président des États-Unis a été prise en fonction de politiques internes aux entreprises, de leur propre évaluation des propos de Donald Trump et non en fonction d’un cadre légal.

Les décisions ont beau avoir été motivées par la volonté de bannir les appels à la violence, elles restent des décisions purement internes.

L’Union européenne est pour sa part en train d’examiner les propositions législatives faites par la Commission il y a un mois avec pour leitmotiv que ce qui est illégal dans la réalité, le devienne  aussi sur internet.

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