20 ans de lutte contre les crimes financiers et financement du terrorisme… : Le Giaba toujours face à ses défis

C’était un 10 décembre 1999 à Lomé que la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la Cedeao avait créé une institution spécialisée appelée Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest (GIABA).

Cette institution avait pour mission de lutter contre le blanchiment des capitaux, des crimes financiers, de renforcer les capacités et la sécurité de ses États membres. Mais aussi de promouvoir la bonne gouvernance à travers la prévention, la détection et la répression du blanchiment des capitaux, du financement du terrorisme et de la prolifération des armes de destruction massive.

Ce 10 décembre 2020, le Giaba a célébré 20 ans d’existence d’âpres combats. Cependant, les défis demeurent toujours et sont plus accrus.

Car, selon le Juge Kimelabalou Aba, Directeur Général du Giaba, “Le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme continuent de menacer la paix et la sécurité, et de saper le développement durable dans l’espace Cedeao. Les criminels sont plus en avance”.

Grâce à ses réseaux mondiaux, le Giaba a pu obtenir des résultats très remarquables conformément à son mandat. Mais en 20 ans d’existence, il continue d’être confronté à plusieurs défis, parmi lesquels : la faible volonté politique à mener le processus de LBC/FT à bien, une faible capacité humaine et institutionnelle des États membres dans la mise en œuvre effective des mesures de LBC/FT, des défaillances dans le cadre juridique national et dans la coordination et la collaboration nationales entre les autorités compétentes, le faible niveau de coopération régionale et internationale, la lenteur dans l’introduction des changements législatifs dans la région, des faiblesses régionales spécifiques (défis liés à la géographie, conflits armés, conflits ethniques et religieux, crime organisé et corruption), la faiblesse des enquêtes et de la coordination entre les agences chargées des enquêtes et poursuites pénales.

Malgré les nombreux défis, le Juge Aba espère que l’institution fera la fierté de l’Afrique, les 20 prochaines années.

En outre, le juge Aba a saisi l’occasion pour célébrer tous “les leaders politiques qui se sont engagés dans la lutte contre les crimes financiers afin de sauvegarder l’intégrité des systèmes financiers de la région et de l’avenir des peuples.

Share Button

Sur le même sujet

Leave a Comment