Retraite et vieillissement: l’OCDE tire la sonnette d’alarme

Selon un rapport de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), les personnes nées à partir de 1960, avec un faible niveau de qualification et d’éducation vieilliront dans des conditions nettement moins favorables que les retraités d’aujourd’hui. C’est ce que pointent les auteurs du rapport « Prévenir les inégalités du vieillissement ». Les inégalités devraient se creuser pour la génération post-baby boom, l’OCDE parle d’un « risque sérieux » de perte du niveau de vie. La France fait actuellement partie des pays de l’OCDE ayant la population la plus âgée.

Jusqu’à présent, le système de retraite français fait des envieux. Dans l’Hexagone, le revenu moyen d’un retraité de plus de 65 ans est légèrement supérieur à celui d’un actif, alors que dans les autres pays membres de l’OCDE, il est inférieur de 12%. De plus, les retraités français cessent de travailler quatre ans plus tôt que leurs voisins.

Mais ce temps « béni » pourrait bien appartenir au passé. Les futurs retraités, ceux nés après 1960 avec un faible niveau d’éducation, risquent de connaître une vieillesse difficile. En cause un parcours professionnel cahotique, avec de faibles rémunérations et parfois jalonné de périodes de chômage ou de maladie plus fréquentes chez les catégories sociales défavorisées. Pour l’OCDE, la dégradation du marché du travail et la pyramide des âges contribuent à cette aggravation. Il n’y aura plus assez d’actifs pour trop de retraités.

L’OCDE considère que l’allongement de la durée de la vie, l’isolement, le renforcement des inégalités et les réformes de l’assurance-vieillesse à venir sont autant de facteurs qui risquent de plonger dans la pauvreté les travailleurs les plus fragiles.

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