Persécution, intimidations, menaces : Des ex travailleurs d’Expresso racontent leur calvaire

Mouvement d’humeur à Expresso. Le comité sectoriel du Syndicat national des travailleurs de la Poste et des télécommunications (Sntpt) d’Expresso Sénégal est en colère suite au licenciement, qu’il juge abusif,  de membres de la boîte. Ce mercredi 15 novembre, des agents d’Expresso ont envahi le hall de l’immeuble la Rotonde où se trouve la direction pour dénoncer l’attitude du top management. Lequel, ils reprochent brimades et persécutions. Ceci, depuis la mise sur pied d’un syndicat dans la boite.

En conférence de presse, Fatou Camara, secrétaire générale du Comité sectoriel Expresso explique que leur calvaire a débuté  avec l’arrivée d’un top mangement en 2015. « Le top management a perçu le syndicat des travailleurs comme un acte de guerre. Et nous a fait savoir qu’il va nous combattre », explique la secrétaire générale. Qui révèle avoir été victime d’une série d’injustice et de sanctions injustifiées avant d’être finalement licenciée.  Fatou Camara soutient avoir été victime d’intimidation et de persécution. Avant d’être ciblée par une pluie de demande d’explications et licenciée après 9 ans  passés à Expresso.

« C’est très difficile d’être un Sénégalais à Expresso. Ce qu’a fait le Top management est injuste et nous n’allons pas le cautionner.  Aujourd’hui, 12 personnes ont été licenciées sur les 120 détenteurs de Contrats à durée indéterminée (Cdi). Soit le 1/10 des détenteurs de Cdi. On a besoin que nos autorités étatiques prennent leurs responsabilités. Que les membres du gouvernement concernés appellent les responsables du groupe de Sudatel pour arrondir les angles », demande Fatou Camara.

Ibrahima Sarr, secrétaire général du comité sectoriel Poste a axé son intervention sur les méthodes des dirigenats d’Expresso Sénégal. Et a dénoncé leur « politique arbitraire, autoritaire qui viole allégrement les droits des travailleurs sénégalais dans leur propre pays. Nous refusons l’oppression et la violation des droits des travailleurs », a-t-il pesté.

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