Le général Gamou : un homme de conviction, prêt au sacrifice ultime pour la défense de l’unité du Mali

Le déroulement des événements au Nord du Mali a ces derniers temps favorisé les sorties les plus fantaisistes pour se répandre rageusement sur la personne du général Gamou. C’est méconnaitre l’homme au point de l’affubler et de la plus grotesque manière. Gamou n’a jamais été  assoiffé de revanche. Autrement, l’occasion lui avait été donnée et de belle manière lorsqu’il a été promu au commandement  militaire des régions de Gao et Kidal. Il avait tous les moyens de solder ses comptes avec ses détracteurs qu’il connaissait bien et qui mettaient tout en œuvre pour le détruire à toutes occasions. Magnanime, vertueux et conscient des servitudes et grandeurs militaires, Gamou n’a jamais voulu les humilier ni convoiter leur statut social. Au contraire, il leur a assuré protection et épanouissement dans leur milieu. Les Kidalois se souviennent bien de son passage dans cette localité et ceux qui ne connaissent ni haine, ni mépris lui en rendent grâce.

Les manipulateurs et autres adeptes des intrigues peuvent bien le trainer dans la boue mais n’apporteront jamais la preuve de sa traitrise vis-à-vis de sa nation encore moins sa quelconque implication dans des complots visant la scission de ce pays. C’est bien ceux qui s’agitent et passés maitres dans la duplicité qui œuvrent ouvertement pour l’émiettement de cette grande nation que nous avons su bâtir ensemble au fil des siècles. Qu’il soit clair pour tout le monde, Gamou qui fait passer son statut de Malien tout court est aussi issu d’une communauté aujourd’hui, brimée, harcelée, étiquetée, jetée en pâture aux forces du mal avec la bénédiction des puissances internationales. Sa communauté dont il se réclame, a connu les assassinats ciblés, la marginalisation, le mépris et c’est elle qui l’a porté au pinacle à l’issu d’un congrès qui a réuni tous les ressortissants Imghades du Mali et des pays voisins. Dans son mandat, il avait entre autres missions, la réunification et la défense de sa communauté pour lui éviter l’anéantissement. Et c’est bien cette légitimité qui lui vaut toutes les haines et toutes les cabales.

L’histoire contemporaine du Nord du Mali est complexe et ne peut se ramener à la seule personne du général Gamou ou à la casse des Imghades. Les discours populistes, démagogiques et autres emphases lapidaires ne sauraient expliquer la pénible et pitoyable situation du Nord.

Aujourd’hui, le Nord est devenu un enjeu géostratégique où se jouent des intérêts aux multiples facettes avec l’intervention d’acteurs qui n’ont pas les mêmes visions mais qui se tolèrent dans la chienlit à l’image des vautours affamés qui se côtoient sans grands anicroches  à l’occasion d’un banquet autour d’une carcasse. Nous y trouvons des jihadistes en manque de repaire pour s’organiser et faire valoir leur droit et leur loi, des occidentaux en manque de débouchés pour faire redémarrer des économies moribondes et pallier le chômage qui menace leurs régimes politiques, des narcotrafiquants pas pressés de voir le retour de l’administration et de la quiétude dans une zone de non droit, des féodaux qui ne supportent la concurrence et la rébellion bref ! une étrange cohabitation. Et point besoin d’être expert en intuition pour constater une réelle complicité de tous ces différents acteurs sur un terrain longtemps conquis. Et, ils n’ont qu’un seul ennemi à abattre, c’est bien le général Gamou qui s’invite dans un espace où il n’y a point de place aux hommes vertueux. Pour s’assurer une victoire militaire après avoir été longtemps assiégée dans la forteresse de Kidal, la CMA a naturellement requis les services des barbus et autres barbouzes avec la bénédiction des forces internationales qui avaient au préalable désarmé le Gatia et notifié à la CMA et consorts les positions en temps réel des éléments du Gatia. Militairement diminué, le Gatia ne pouvait à lui seul faire face à la déferlante. Mais la CMA a aussi connu des défaites sur le terrain et des replis au point qu’elle ne doit sa survie et sa renaissance qu’aux forces internationales présentes à Kidal. Et pourtant personne ne la reléguée au statut d’un vaincu humilié et les Maliens connaissent bien les intentions de la CMA pour avoir brûlé et piétiné le drapeau du Mali.

Si aujourd’hui, de malins esprits s’évertuent à nous faire croire que l’avenir du Mali est entre les mains de la CMA. Nous croisons les doigts et attendons. Le discours de la CMA est clair et limpide : la partition du pays et l’indépendance de l’Azawad. Et depuis notre défaite que nous assumons dans la dignité, la CMA ne cesse de fêter sa victoire et s’égosiller à faire croire à la pauvre populace instrumentalisée que les partisans du Mali ont été chassés et l’Azawad contre vents et marrées vivra. N’en déplaise aux traitres du Gatia qui se sont mis au service du Mali. Ils seront pourchassés et bannis de l’Azawad. Voilà le langage perfide que la CMA tient aux populations de Kidal et qu’elle envoie à la boucherie tous les jours. Dans la même veine, elle tient un autre langage à la communauté internationale et au Mali par sa ferme détermination à vouloir participer à la gestion de la région de Ménaka tout en y excluant ses propres fils. Manifestant ainsi sa nette tendance à coopérer et à s’impliquer dans la gestion des affaires dans une région sous administration malienne. Alors qu’elle refuse au même Mali l’accès de son gouverneur à son poste à Kidal. Vous avez dit duplicité. En voilà l’illustration. Et c’est le mode de fonctionnement de la CMA et de ses soutiens. Les Maliens sont prévenus en attendant la réédition du scénario de 2012.

Source : Cellule de Communication du CSIA

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