Brexit: les négociateurs se retrouvent pour un second round

Plus d’un an après le référendum du Brexit, et trois mois après la notification de retrait par Theresa May, les deux négociateurs-en-chef se retrouvent à nouveau ce lundi 17 juillet à Bruxelles pour une nouvelle semaine de négociations. Le calendrier fixé prévoit de nouvelles sessions de négociations pendant les semaines du 17 juillet, du 18 septembre et du 9 octobre.

La première rencontre plénière des négociateurs européens avec leurs homologues britanniques avait servi essentiellement à fixer le cadre et le calendrier de la négociation. On devrait cette semaine entrer dans le vif du sujet. Il sera d’abord question des droits post-Brexit des Britanniques dans l’UE. Mais aussi de ceux des ressortissants européens au Royaume-Uni. Soit 4,5 millions de personnes vivant dans l’incertitude totale concernant leur sort dans moins de deux ans.

Il sera aussi question de la somme versée par Londres pour solde de tout compte, au titre notamment des engagements financiers courant jusqu’en 2020. Le ministre britannique des Finances a assuré que le Royaume-Uni honorerait bien ses dettes, à condition que la somme inscrite à l’ardoise soit dûment quantifiée et vérifiée. Philip Hammond juge notamment fantaisiste le montant de 100 milliards d’euros parfois avancé. Les estimations s’échelonnent en effet de 55 à 100 milliards d’euros.

Les Britanniques ne sont pas unanimes sur cette question. Un responsable du secteur financier britannique chargé de la question du Brexit estime même dans un texte rendu public dimanche par la presse que la France a en fait pour objectif caché de tirer profit du Brexit pour affaiblir la puissance de la City de Londres.

→ (RE)LIRE : Brexit: Londres suspecte Paris de manquer de loyauté pour attirer ses banques

Parmi les autres sujets abordés lors de ce deuxième round, devraient être évoqués le casse-tête de la frontière inter-irlandaise, la compétence émanant de la Cour de justice de l’UE et les quotas des importations agricoles autorisées pour 124 pays extérieurs à l’UE. Mais si l’on connaît la position de l’UE sur la plupart de ces questions, les quatre documents publiés jusque-là par la partie britannique sont tous incomplets ou incohérents, faibles sur la substance ou se perdent sur des à-côtés juridiques.

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