Après l’élection de Laurent Wauquiez, Xavier Bertrand quitte Les Républicains

Xavier Bertrand, qui était resté silencieux durant la campagne pour la présidence des Républicains, a annoncé lundi 11 décembre qu’il quittait définitivement le parti. Au lendemain de l’élection de Laurent Wauquiez à la tête du parti de droite, cette défection montre que le rassemblement de la famille LR ne coule pas de source.

En réponse à l’élection de Laurent Wauquiez à la tête des Républicains, dimanche, Xavier Bertrand a annoncé lundi soir sur le plateau de France sa démission du parti.

Je ne reconnais plus ma famille politique alors j’ai décidé de la quitter.
Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France

Invité à la même heure sur la chaîne TF1, Laurent Wauquiez a répondu : « C’est son choix ». « Je le respecte mais je ne vais pas regarder dans le rétroviseur », a affirmé le nouveau président des Républicains, disant vouloir « avancer » pour « faire émerger une nouvelle génération ».

Avec le départ de Xavier Bertrand du parti, c’est un poids lourd qui quitte le navire. Laurent Wauquiez avait pourtant tendu la main à ceux qui ne l’avaient pas soutenu dès l’annonce de sa victoire, en les invitant à mettre leur talent au service des Républicains.

Un appel que Xavier Bertrand n’a visiblement pas entendu. Le président de la région Hauts-de-France a au contraire choisi de quitter, sans attendre, une famille qu’il juge « à la dérive » et qu’il ne « reconnaît plus ». Pour Xavier Bertrand, la ligne droitière et la volonté affichée par Laurent Wauquiez de chasser sur les terres du Front national sont rédhibitoires.

La question qui se pose est maintenant de savoir comment vont se positionner les autres représentants de la droite modérée. Alain Juppé a pour le moment simplement pris acte de l’élection de Laurent Wauquiez. François Baroin et Valérie Pécresse n’ont pas encore réagi.

Les prochains jours vont être déterminants pour le rassemblement. Les tractations pour les postes vont commencer sans attendre. Laurent Wauquiez va rencontrer ses adversaires malheureux, la Fillonniste Florence Portelli et le Juppéiste Maël de Calan.

L’enjeu pour le nouveau président des Républicains est de faire la preuve qu’il est capable de stopper l’hémorragie.

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