A Monsieur le Ministre de l’Agriculture du Mali

A Monsieur le Directeur National de l’Agriculture

Chers amis et collègues si je t’interviens en ce jour, croyez bien que c’est avec un profond sentiment d’humilité de la difficulté du problème du développement rural  au Mali, comme devant l’ampleur  des résonances qu’il suscite au plus intime de chacun des maliens et maliennes.  Chers Ministre et Directeurs je suis imprégné par le respect de la terre, cette terre qui a nourri et qui a fait grandir des générations et des générations.

Chers décideurs politiques et Administratifs, les petits producteurs de notre pays le Mali manquent d’une insuffisance organisationnelle et ne disposent pas des compétences et informations nécessaires pour tirer le meilleur parti de leurs terres et des opportunités de marché. Bien organisés, ils pourraient non seulement renforcer leur pouvoir de négociation mais aussi accroître leurs revenus car beaucoup d’agriculteurs sont isolés et la plupart des décisions qui les concernent sont prises sans eux ! Ils peuvent également améliorer leur pouvoir de négociation et peser politiquement, de sorte que les décisions qui les concernent ne soient plus prises sans eux.

Le gouvernement à travers les Ministères de l’Agriculture et du commerce doit reconnaître l’importance d’appuyer et de responsabiliser les organisations paysannes. Les agriculteurs sont plus susceptibles à développer leur activité lorsque la sécurité foncière est garantie. Il faut également favoriser leur accès au crédit pour qu’ils investissent dans des pratiques novatrices et améliorent ainsi leurs rendements et leurs revenus. En outre, des mesures adéquates doivent être prises pour leur permettre de s’orienter davantage vers des activités créatrices de valeur ajoutée.

Par ailleurs, Chers décideurs en aidant les petits exploitants agricoles, en concourant au renforcement de leurs capacités, à l’amélioration de leurs revenus et à leur intégration dans les chaînes de valeur. Il est également important d’améliorer l’accès des femmes au crédit, à la technologie et aux services de vulgarisation pour des raisons d’équité comme de productivité.

L’Agriculture Malienne  contribue significativement aux aménités environnementales, à la réduction de la pauvreté, à la sécurité alimentaire, à la viabilité sociale et à la culture nationale. L’examen des relations qui existent entre les différents rôles invite, cependant, à l’adoption d’une approche holistique en matière de politiques agricoles.

Chers décideurs il faut pour le Mali des politiques publiques  pour un mali mieux nourri et faire du Mali, une puissance agricole dynamique à l’horizon 2025, compétitive, attractive, respectueuse de l’environnement, créatrice de richesse répondant aux besoins de développement économique et social de la population.

Dans le but d’améliorer les performances de l’agriculture malienne, pour la rendre capable d’assurer de façon durable la souveraineté alimentaire de la population et de contribuer au développement économique et social du Mali, chers décideurs en ce jour je vous recommande :

  1. La participation de tous les acteurs pour faire du Mali une puissance Agricole d’ici 2025 ;
  2. Le partenariat public-privé pour le développement agricole ;
  3. Le recentrage du rôle de l’Etat sur ses fonctions régaliennes ;
  4. La responsabilisation de tous les acteurs selon leur mandat.
  5. Mise en place par l’Etat d’un Fonds National de Développement Agricole (FNDA) adapté et accessible aux exploitations agricoles de toutes catégories ;
  6. Création d’un environnement favorable à la mise en place par le secteur privé des Institutions de Financement répondant aux spécificités du secteur agricole.
  7. Renforcement de l’accessibilité aux intrants agricoles ;
  8. Amélioration de l’accès aux connaissances professionnelles et aux innovations technologiques ;
  9. Mécanisation des activités agricoles adaptée et accessible et la  Création d’une Agence de Développement de la Mécanisation Agricole au Mali (ADMAM).
  10. Développement et opérationnalisation des aménagements agricoles ;
  11. Sécurisation et gestion de l’accès au foncier ;
  12. Professionnalisation des exploitations de type familial et promotion des grandes exploitations et de l’entrepreneuriat agricole.
  13. Création dans chaque commune des Centre d’Animation Rurale
  14. Création de comptoir pour le commerce international des céréales, avec le principe RSE
  15. Création des centres d’étuvage et de décorticage du riz dans toutes les zones agricoles du riz au Mali qui peut être dénommé « Société d’étuvage et décorticage de Grain au Mali »  SEDEGM qui aura pour rôle d’absorbée la production du riz du pays.
  16. Union Nationale des Producteurs de Riz du Mali UNPRM : Avec comme objectifs principal d’accompagner et soutenir les riziculteurs dans la production et la commercialisation du riz.

Je vous remercie

Oumarou Mohamed Lamine Bah

Direction Régionale de l’Agriculture de Mopti

  Agroéconomiste

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