France: après la grêle, les viticulteurs du Bordelais s’organisent

La filière viticole française s’organise après les récents épisodes de grêle qui ont dévasté il y a quelques jours une partie du vignoble bordelais et celui de Cognac. Lors d’une réunion ce mercredi 6 juin avec le préfet de la région Nouvelle-Aquitaine, les services de l’Etat et les banques, l’interprofession a tenté de dresser un premier bilan. Et pour certains, il est alarmant.

Les vignerons bordelais se souviendront longtemps de ce nouveau coup dur pour leur profession. « On est entre 7 000 et 7 300 hectares de vignes touchés, et avec environ 3 500 hectares touchés à 80 % », rapporte Christophe Château, directeur de la communication au Conseil interprofessionel du vin de Bordeaux (CIVB).

La filière s’organise. Mais seulement 30 à 40 % des viticulteurs sont assurés contre la grêle. Les autres auront du mal à couvrir leurs pertes. « Le dommage climatique n’entre pas dans le cadre des calamités agricoles, car c’est un risque assurable. On va donc mettre en place les outils pour inciter très fortement les agriculteurs à s’assurer, parce que les aléas climatiques sont de plus en plus fréquents », pointe Christophe Château.

Le CIVB demande à l’Etat de pouvoir compenser d’éventuelles pertes de production par ce qu’on appelle « un volume complémentaire individuel », du vin mis en réserve lors d’années généreuses et utilisé par le viticulteur lors d’années plus maigres. Mise en place il y a sept ans à Bordeaux, cette mesure a été utilisée plusieurs fois avec succès. Il faudra sans doute la renouveler cette année.

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