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RDC: le président Tshisekedi annonce des consultations en vue d’«une union sacrée»

Félix Tshisekedi s’est exprimé vendredi soir à la nation. Dans un discours d’environ 6 minutes, le chef de l’Etat congolais a dressé la liste des divergences au sein de la coalition au pouvoir et a annoncé son intention d’ouvrir des consultations avec les leaders des partis politiques dès la semaine prochaine.

 

Certains s’attendaient à une dissolution, d’autres à la nomination d’un informateur pour former un nouveau gouvernement mais finalement le chef de l’Etat congolais se contente de lancer un avertissement à l’égard de son partenaire, le FCC de Joseph Kabila.

Félix Tshisekedi revient sur l’histoire, de ces « adversaires farouches d’hier » devenus des alliés et de ces divergences qui s’accumulent depuis près de deux ans et qui « plombent le développement », insiste le président Tshisekedi. Parmi ces divergences, il y a les réformes électorales, notamment la composition de la Commission électorale, mais Félix Tshisekedi cite aussi la paix et la sécurité nationale, la diplomatie ou encore la mise en place d’un Etat de droit qui « énerve certains nostalgiques »…

Comme exemple d’avancée de l’Etat de droit, le chef de l’Etat congolais cite la prestation de serment de trois juges constitutionnels, boudée par son partenaire, le FCC, qui critique justement la procédure employée et dénonce une volonté de mettre la justice au pas.

Félix Tshisekedi annonce à la toute fin de son allocution qu’il a l’intention d’entamer dès la semaine prochaine une série de contacts visant à consulter les acteurs politiques et sociaux en vue de créer, assure-t-il, « une union sacrée ». Aucune option n’est exclue, avertit encore le chef de l’Etat congolais, qui promet une nouvelle déclaration à la nation à l’issue de ces consultations.

Une situation épineuse

Dans son discours, Felix Tshisekedi évoque les divergences, depuis près de deux ans, qui l’opposeraient au FCC de Joseph Kabila. Mais jamais Felix Tshisekedi n’annonce la fin de la coalition. Il différencie ceux qui auraient renoncé aux « anti-valeurs », de ceux qui « continuent d’entretenir des entraves aux progrès ». Felix Tshisekedi dit n’exclure aucun cas de figure, mais la situation reste épineuse. Le pays n’a pas les moyens de financer de nouvelles élections qui découleraient d’une dissolution de l’Assemblée.

Le chef de l’Etat congolais pourrait décider de maintenir son partenariat avec le FCC, mais les deux coalitions ne parviennent pas à régler leurs différends depuis juin dernier. Quant à l’idée de trouver une nouvelle majorité, à l’heure actuelle, la coalition présidentielle compte à peine 50 députés, quand le FCC de Joseph Kabila en a 350. Pour la construire, Felix Tshisekedi devrait débaucher plus de 200 élus des rangs de son partenaire ou de l’opposition.

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