Yémen: L’Arabie propose une résolution sur le contentieux gouvernemental

L’Arabie saoudite a présenté une résolution visant à mettre en oeuvre les termes de l’accord de cessation des hostilités signé à Ryad en novembre dernier et prévoyant notamment que le Conseil de transition du Sud (CTS) abroge son administration autonome, a rapporté mercredi l’agence de presse officielle saoudienne.

Le communiqué diffusé par SPA ne fait toutefois aucune mention d’un accord pour mettre fin au conflit qui oppose des alliés supposés au sein de la coalition menée par l’Arabie saoudite qui intervient militairement depuis 2015 au Yémen contre les rebelles chiites Houthis.

La résolution prévoit l’abrogation de l’administration autonome du sud du pays, la mise en oeuvre de l’accord de Ryad et la nomination d’un gouverneur pour Aden, le grand port du sud dont s’est emparé le CTS à l’issue d’affrontements avec les forces gouvernementales yéménites.

Selon le document, le Premier ministre yéménite formera sous 30 jours un gouvernement pour le nord et le sud du pays.

Dans la foulée de l’annonce de l’agence officielle saoudienne, le porte-parole du CTS a déclaré sur Twitter que son groupe allait abandonner son administration autonome.

« Le consentement des parties yéménites pour accélérer la mise en oeuvre de l’accord reflète le désir sérieux de dialogue (…) et soutient des voies pour une solution politique complète mettant fin à la crise », a tweeté pour sa part le ministre adjoint saoudien à la Défense, Khalid ben Salman.

Les Nations unies mènent des discussions virtuelles avec chaque camp pour convenir d’une trêve permanente et de mesures destinées à rétablir la confiance en vue d’une reprise des négociations de paix.

Martin Griffiths, l’émissaire spécial de l’Onu, a déclaré mardi qu’aucun texte final n’avait été établi et prévenu que la fenêtre d’opportunité n’était pas indéfinie. « Il y a un risque réel que ces négociations échappent, et que le Yémen entre dans une nouvelle phase d’escalade prolongée, de propagation non-contrôlée du COVID-19 et de menace de déclin économique sévère », a-t-il dit devant le Conseil de sécurité.

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