Rwanda: pour l’avocat d’Aloys Ntiwiragabo, l’enquête de Mediapart est «un tissu de mensonges»

Après les révélations de Médiapart et l’ouverture d’une enquête préliminaire pour crimes contre l’humanité en France, l’ancien chef des renseignements militaires rwandais, Aloys Ntiwiragabo, a constitué un avocat. Me Benjamin Chouai assure que son client est tout prêt à répondre à d’éventuelles questions de la justice française.

Me Benjamin Chouai rappelle que son client, Aloys Ntiwiragabo, n’est aujourd’hui recherché par personne, ni par le TPIR, ni par la justice rwandaise… et surtout qu’il ne s’est jamais caché. Raison aussi pour laquelle l’avocat d’Aloys Ntiwiragabo demande un droit de réponse à Médiapart et menace de poursuivre certains confrères d’autres médias français.

« Notre client conteste fermement chaque ligne de la prétendue enquête publiée par le site Mediapart, explique Maître Chouai à Sonia Rolley, du service Afrique de RFI. Ce n’est pas vraiment, d’ailleurs, une enquête, puisque comme chacun sait, notre client ne se cache pas, ne dissimule pas depuis des années son identité.

Preuve en est qu’il a entrepris diverses démarches administratives auprès des autorités françaises. Donc tout ce que raconte Mediapart est un tissu de mensonges.

Qu’allons-nous faire par la suite ? D’abord, une demande d’insertion de droit de réponse, qui a été formulée auprès du site Mediapart. Et ensuite, un certain nombre d’actions judiciaires, puisque des propos injurieux, mensongers, ont été proférés par certains, notamment des journalistes, en dépit de toute déontologie et de la moindre précaution. Donc diverses actions judiciaires vont être menées par nos soins pour le compte de notre client ».

Pour rappel, Aloys Ntiwiragabo faisait partie des officiers qui s’étaient opposés au début du génocide au colonel Bagosora qui était présenté comme le cerveau, mais il est resté dans l’armée et à Kigali pendant la période des massacres. Après le génocide, il a participé à la création des FDLR, la rébellion hutue rwandaise qui a sévi dans l’est du Congo. Il l’a d’ailleurs lui-même raconté dans un livre publié l’an dernier.

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