Zimbabwe: l’arrestation d’un journaliste fait réagir des chancelleries occidentales

Le ton monte entre plusieurs chancelleries occidentales et le Zimbabwe. En cause : les arrestations lundi dernier de Hopewell Chin’ono, journaliste et lanceur d’alerte, et de Jacob Ngarivhume qui dirige le parti d’opposition Transformer le Zimbabwe.

Le gouvernement zimbabwéen a fait une mise point ce samedi 25 juillet après les critiques des États-Unis concernant ces arrestations. Il accuse les deux hommes de vouloir destabiliser le régime et « des puissances étrangères » d’avoir participé au « complot ».

Le communiqué en veut pour preuve des appels à manifester le 31 juillet prochain, malgré les restrictions sanitaires, lancés par le journaliste et l’opposant politique sur les réseaux sociaux. Le gouvernement zimbabwéen affirme que si Hopewell Chin’ono et Jacob Ngarivhume ont été arrêtés lundi dernier, c’est « pour avoir incité les Zimbabwéens à renverser le gouvernement par la violence ». Les autorités zimbabwéennes précisent aussi que Hopewell Chin’ono « n’a donc pas été arrêté pour avoir révélé des cas de corruption ».

Le journaliste a en effet récemment révélé des scandales de corruption dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19 dans le pays qui ont conduit au limogeage, début juillet, du ministre de la Santé.

Depuis son arrestation, les réactions américaines et britanniques notamment se sont enchaînées. « Quand le gouvernement respectera-t-il les droits constitutionnels du peuple à la liberté d’expression politique et à la liberté de la presse ? » s’interroge ainsi  Tibor Nagy, sous-secrétaire d’État américain aux affaires africaines, sur Twitter.

Vendredi, le Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU a demandé aux autorités zimbabwéennes de ne pas utiliser la lutte contre le Covid-19 pour réprimer les libertés dans le pays.

La demande de remise en liberté provisoire du journaliste et de l’opposant a été rejeté par la justice zimbabwéenne.

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