Après l’épidémie de coronavirus, un «plan Marshall» pour le tourisme français

Pour soutenir le secteur du tourisme durement touché par la crise du coronavirus, le gouvernement français met en place un « plan Marshall » d’investissements. Il doit être validé, jeudi 14 mai 2020, par un comité interministériel.

Le tourisme en France, c’est 9% du produit intérieur brut et 2 millions d’emplois directs et indirects. La pandémie de coronavirus pèse lourdement sur ce secteur qui est à l’arrêt depuis plusieurs mois. Pour la France, première destination touristique mondiale, les pertes se chiffrent à des dizaines de milliards d’euros. Près de 30% des hôtels et restaurants risquent de se déclarer en faillite. Les compagnies aériennes déjà en difficulté, sont au bord du gouffre.

Des mesures ont déjà été mises en place par le gouvernement. Le secteur a bénéficié d’un plan de prêts garantis par l’État d’un montant de 4 milliards d’euros. Le secteur a, également, obtenu 2 milliards d’euros de reports de crédit auprès des banques.

Mais c’est loin d’être suffisant. La France prépare un « plan Marshall » pour le tourisme, un programme d’investissement à hauteur d’1,3 milliard d’euros. Ce plan sera mis en œuvre par la Caisse des Dépôts, via sa Banque des Territoires et Bpifrance.

Un tourisme plus participatif et plus numérique

Pour bénéficier de cette aide financière, les entreprises devront répondre à certains critères environnementaux et numériques. L’objectif est de mettre en place un nouveau tourisme en sortie de crise, qui soit plus durable, plus participatif et plus numérique.

Dans le même temps, hôtels et restaurants militent pour que les assurances compensent les pertes d’exploitation liées au Covid-19. Une négociation a débuté entre la Fédération française de l’assurance (FFA) et l’Union des métiers et industries de l’hôtellerie (UMIH), le principal syndicat patronal du secteur.

Mais certains professionnels ont déjà mis la main à la poche. Les assurances du Crédit Mutuel et de sa filiale CIC ont, ainsi, débloqué une enveloppe de 200 millions d’euros, pour rembourser à leurs assurés, les pertes liées au Covid-19. C’est le cas également de la Société Générale pour 11 millions d’euros ou encore de la BPCE pour 50 millions. Des initiatives qui ont provoqué la colère d’assureurs concurrents, créant une véritable tempête au sein de la FFA.

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