Migrants: Erdogan à Bruxelles ce lundi pour des discussions avec l’UE

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé ce dimanche 8 mars la Grèce à « ouvrir ses portes » aux migrants – auxquels Ankara a annoncé fin février avoir ouvert ses frontières – et à les laisser entrer dans le reste de l’Union européenne. Le chef de l’État turc est attendu à Bruxelles lundi 9 mars et compte apparemment obtenir une révision de l’accord migratoire de mars 2016.

« Grèce, ouvre tes portes. » Cet appel, ce n’est pas seulement celui des milliers de migrants qui ont afflué à la frontière gréco-turque et continuaient ce week-end de faire le siège du poste-frontière de Pazarkule, malgré les gaz lacrymogènes de la police grecque. Cet appel, c’est aussi celui du président turc avant son départ pour Bruxelles, rapporte notre correspondante à Istanbul, Anne Andlauer.

Recep Tayyip Erdogan a précisé qu’il ne demandait pas à la Grèce d’accueillir les migrants. « Ces gens ne resteront pas chez toi. Ils ne feront que passer pour aller dans d’autres pays d’Europe », a-t-il déclaré. Et d’ajouter, toujours, à l’attention d’Athènes : « Libère-toi de ce fardeau. »

Négociations d’adhésion : « nouveaux chapitres »

C’est donc bien aux dirigeants européens que Recep Tayyip Erdogan s’adressait derrière cet appel à la Grèce. Il doit les rencontrer ce lundi 9 mars, pour sa première visite à Bruxelles depuis le changement d’équipe à la tête des instances de l’Union européenne.

Selon la présidence turque, Erdogan vient notamment discuter d’une « mise à jour de l’Union douanière » entre la Turquie et l’UE et « de l’ouverture de nouveaux chapitres des négociations d’adhésion ».

Autant de promesses qui figuraient dans le pacte migratoire de 2016, mais qui n’ont jamais été tenues. « J’espère obtenir des résultats différents avec cette nouvelle équipe », a déclaré le président turc.

Le torchon brûle entre la Turquie et la Grèce et les Européens qui ont jusqu’ici soutenu sans faille la fermeture des frontières grecques. La solution ne pourra donc passer que par une entente globale entre Ankara et les 27, rapporte notre correspondant à Bruxelles, Pierre Bénazet. Sur le volet sécuritaire en revanche, les Européens ne semblent pour l’instant pas prêts à accorder l’aide espérée par la Turquie. Faute d’unanimité, ils n’ont par exemple pas réussi à s’entendre sur la proposition germano-néerlandaise d’une zone de sécurité dans le nord-ouest syrien

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