France: une ONG alerte sur la quantité de pesticides présente dans l’air

L’ONG Générations Futures a publié un rapport mardi 18 février sur les pesticides suspectés d’être des perturbateurs endocriniens ou des cancérigènes présents dans l’air. Conclusion : quelle que soit la région, l’air risque d’être irrespirable en France.

Comme les études sur les pesticides dans l’air ne sont pas obligatoires, l’ONG a dû effectuer un travail de fourmi en analysant des études locales très disparates. Elle en conclut que l’air respiré par les Français contient des substances qui sont loin d’être anodines pour la santé. Quotidiennement, les Français respirent « un cocktail de pesticides » dont un quart « sont suspectés d’être des cancérogènes, mutagènes ou des toxiques pour la reproduction », souligne François Veillerette, directeur de l’ONG de défense de l’environnement, Générations Futures.

« Un peu plus de la moitié des résidus trouvés sont des perturbateurs endocriniens, ce sont des substances qui peuvent perturber le système hormonal. Globalement, l’image qui sort, c’est que les substances résidus de pesticides qu’on respire, ce sont plutôt des substances préoccupantes », ajoute François Veillerette.

« On demande aussi que les riverains soient mieux protégés »

Face à ce constat, Générations Futures demande une série de mesures, dont le retrait immédiat des substances les plus dangereuses. « Aujourd’hui, on tolère encore certains CMR (cancérogène-mutagène-reprotoxique) mais on n’a toujours pas trouvé le moyen de les retirer. C’est ce qu’on demande de faire. Puis, on demande aussi que les riverains soient mieux protégés des zones cultivées, à commencer par un truc très simple, une obligation pour les agriculteurs de prévenir les riverains avec un petit SMS à leurs voisins, indiquant qu’ils vont traiter dans les heures ou le lendemain ».

L’ONG milite aussi pour agrandir les distances entre les zones traitées et les riverains. Ces distances viennent d’être fixées par un récent décret controversé contre lequel Générations Futures et d’autres associations vont déposer un recours la semaine prochaine.

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