Dix ans après le séisme en Haïti, le difficile travail de mémoire collective

Le 12 janvier 2010 un séisme de magnitude 7 dévaste la région de Port-au-Prince ainsi que la ville de Jacmel au sud. Plus de 200 000 personnes meurent sous les décombres. Dans le chaos, toutes ces victimes ne sont pas enterrées selon les rites traditionnels haïtiens. Ces morts hantent toujours le souvenir des survivants alors qu’un travail de mémoire collective semble difficile.

Reportage de nos envoyés spéciaux Stefanie Schüler, Marc Kingtoph Casimir et Bertrand Haeckler

« J’avais une cousine. Elle s’appelait Lina. Ce mardi-là, elle était à l’école. Après le séisme elle n’est pas rentrée. On l’a cherché partout. On ne l’a jamais retrouvée. On n’arrête pas de penser à elle. Elle ne nous a pas dit au revoir. Elle a tout simplement disparu. »

Comme Nadine Francisque, de dizaines de milliers d’Haïtiens pleurent depuis dix ans leurs proches tués lors du tremblement de terre et dont les corps n’ont jamais été retrouvés.

Nous sommes à 15 kilomètres au nord de Port-au-Prince, au mémorial Saint-Christophe. Ce monument a été érigé par l’État haïtien en souvenir des victimes du séisme. Un nombre inconnu de dépouilles anonymes reposent ici…

Ecoutez le reportage de nos envoyés spéciaux à Titayen

Stefanie Schüler@SchulerStefanie

Cette semaine nous nous souvenons du séisme dévastateur en , le 12 janvier 2010. Les plus de 200.000 morts n’ont pas tous pu être enterrés selon les rites haïtiens traditionnels. 10 ans plus tard, suivez notre programmation spéciale sur @RFI et http://rfi.fr 

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