CPO25: La course contre la montre pour le climat à Madrid

Du 2 au 13 décembre, Madrid va accueillir la réunion annuelle des Nations unies sur le climat, la COP25. Cette réunion mondiale a 25 ans au compteur, soit un quart de siècle : en ce laps de temps, jamais il n’y avait eu de changement de lieu de dernière minute. Le Chili écarté en raison de la crise sociale et politique, Madrid s’est proposée comme candidate.

C’est tout début novembre que Madrid a commencé les préparatifs pour organiser la COP25 initialement prévue au Chili. En général, une capitale ou un pays dispose de beaucoup de temps, plus d’un an, pour se préparer à accueillir un pareil événement, et là il a fallu l’organiser en seulement quelques semaines, en raison du mouvement social au Chili, une véritable course contre la montre donc pour l’Espagne.

Une organisation « miracle »

C’est une véritable prouesse qui a été possible grâce à la pleine collaboration entre le gouvernement central, socialiste, la région de Madrid et la municipalité, ces dernières de droite. Les différends politiques ont été effacés. La chose a été facilitée par la récente création du ministère de la Transition écologique, le Miteco, qui a pu organiser l’événement. Difficile d’accueillir autant de monde en aussi peu de temps. Et c’est donc bien la volonté politique de convertir Madrid en un centre mondial sur le climat qui a facilité la prise de décision.

Le secteur hôtelier a immédiatement pu mettre à disposition 5 000 lits dans la capitale. L’IFEMA, qui est le grand Parc des expositions située entre la ville et l’aéroport, et qui est donc idéalement placé dispose de 7 pavillons et de 100 000 m². Ils ont été réquisitionnés sans difficulté par la COP25. Cet espace gigantesque est connu pour son excellence et son expérience logistique. Un espace où d’un côté, il y a l’espace bleu, pour la partie institutionnelle, et de l’autre l’espace vert, pour la société civile.

L’Espagne en mal de reconnaissance internationale

Madrid n’est pourtant pas connue pour avoir hébergé de grands événements mondiaux. Et c’est la principale raison pour laquelle les autorités espagnoles, après la défection du Chili, se sont saisies de l’opportunité. Dans la capitale espagnole, on vit dans le frustration de ne pas avoir pu organiser les Jeux olympiques après avoir été candidate trois fois. A chaque fois, la capitale a fait un effort considérable dans les transports, les infrastructures, le logement. Autant d’atouts qui ont facilité le choix de Madrid. Une ville qui, en outre, va tirer son épingle du jeu sur le plan financier puisqu’on parle d’un total de 100 millions d’euros de recettes, secteurs privés et publics confondus. Une ville qui aussi va bénéficier de journées d’une exceptionnelle résonance dans le monde, étant donné l’importance de l’enjeu climatique.

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