New Delhi lance un plan de lutte contre la pollution

 Depuis plusieurs jours la capitale indienne est plongée dans le brouillard et frappée par une nouvelle vague de pollution aux particules fines. Ces épisodes sont de plus en plus fréquents à New Delhi, la capitale la plus polluée du monde. C’est l’occasion pour la municipalité de lancer aujourd’hui un plan de lutte qui se veut déterminé.

En Inde, cette année encore on s’attend à ce que les niveaux de pollution continuent à monter et un plan d’action graduel est donc prévu. Par exemple, les groupes électrogènes sont actuellement interdits non seulement à Delhi mais aussi dans de nombreuses banlieues alentours. Les véhicules les plus polluants, notamment les camions sont également bannis de la circulation. Les incinérateurs à ordure vont limiter leur activité. Si cela ne suffit pas, des mesures plus radicales sont prévues : distribution de masques anti-pollution, circulation alternée, augmentation du nombre de métros voir même arrêt total de tous les chantiers de construction de la ville. L’année dernière, l’index de qualité de l’air est monté jusqu’à 800, un niveau à partir duquel les écoles sont fermées et chacun est incité à rester chez soi.

Des brûlis agricoles à combattre

Le plan prévu pour cette année est ambitieux mais malheureusement, on peut douter de son efficacité. Notamment parce que la pollution dont souffre Delhi provient aussi de sources extérieures à la ville. Des images de la NASA ont mis en évidence l’impact catastrophique du brûlage des résidus de culture dans les régions agricoles qui entourent la capitale. Une pollution atmosphérique contre laquelle les mesures municipales sont impuissantes. De l’aveu même du Premier ministre de Delhi, Arvind Kejriwal, «Tous les gains réalisés jusqu’à présent seront inutiles», si l’on ne s’attaque pas à cette source.

Les fêtes de la fin du mois font craindre un pic de pollution

Octobre est aussi un mois de célébrations qui amplifie le phénomène: les fêtes hindoues de Dussehra et surtout Diwali à la fin du mois font exploser la pollution de l’air en raison des pétards et feux d’artifices. Cette tradition est si fortement ancrée chez les habitants qu’il est très difficile de la réguler. Cette année encore, il est donc peu probable que les habitants de Delhi puissent respirer un air sain, même si les niveaux de pollution devraient redescendre après les fêtes. Une étude américaine révélait l’année dernière que ces derniers perdaient en moyenne dix ans d’espérance de vie à cause des particules auxquelles ils sont exposés.

Share

Sur le même sujet

Leave a Comment