La Russie critique durement la politique menée en Syrie par les États-Unis

Après l’annonce du retrait partiel américain du nord de la Syrie, la diplomatie russe dénonce un « jeu dangereux » et s’inquiète des conséquences. La politique américaine en Syrie risque d’embraser toute la région, estime le ministre russe des Affaires étrangères, Sergei Lavrov.

Le chef de la diplomatie russe, Sergei Lavrov, s’est exprimé au retour d’une brève visite de deux jours en Irak. Pour lui, la politique menée en Syrie par les États-Unis est à la fois imprévisible et néfaste et l’annonce surprise le 6 octobre du retrait américain en est une nouvelle illustration.

« C’est un jeu très dangereux et je m’en suis persuadé une fois de plus lors de ma visite en Irak, a-t-il déclaré. Nous en avons parlé avec des Kurdes irakiens et ils s’inquiètent de voir que ce traitement à la légère d’un sujet aussi sensible puisse embraser toute la région, ce qu’il faut éviter à tout prix. »

Politique « inconséquente et contradictoire »

« Nous essayons de nous faire entendre par les Américains, a poursuivi Sergei Lavrov. Mais en pratique, nous ne voyons pas encore de changements réels dans leur politique, qui est inconséquente et contradictoire. »

La Russie observe avec beaucoup de prudence l’évolution de la situation dans le nord de la Syrie. Le retrait américain pourrait accroître son influence et son prestige dans la région.

Mais un conflit de grande ampleur entre la Turquie et les Kurdes de Syrie serait une très mauvaise nouvelle pour Moscou, qui cherche à parvenir à une solution politique en Syrie. Elle a besoin pour cela de stabilité et non d’une nouvelle guerre.

Les Kurdes de Syrie, eux, redoutent une opération militaire turque « imminente », explique Issa Khaled, leur représentant en France.

Si la communauté internationale ne réagit pas, il y aura une invasion dans les jours qui viennent.

Syrie: l’inquiétude des Kurdes face à le menace d’une invasion turque
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