Crash évité à Aibd : Boeing 767, un appareil à haut risque ?

Le pire a été évité  à l’Aéroport International Blaise Diagne. En effet, le crash d’un Boeing 767-300 de la compagnie Ethiopian Airlines, en direction de Bamako a été évité de justesse.
Ce qui n’a pas été le cas, le 29 octobre 2018 avec le Boeing 737 Max qui s’est écrasé en Indonésie avec 189 personnes à bord, en Indonésie. Quelques jours plus tard, un autre avion s’écrase avec 149 passagers à son bord. Conséquences : le vol du Boeing 737 Max est suspendu et plusieurs pays et compagnies aériennes décident d’interdire l’appareil « incriminé ». C’est le cas de l’Egypte, de la Guinée Equatoriale, des pays de l’Union européenne, de la Chine, de l’Australie, du Canada (avec un impact important sur Air Canada, qui exploite 24 appareils de ce type), les Etats Unis entre autres.

Plus de 2 milliards de dollars de perte

Dans la foulée, au 2e trimestre de l’année, l’avionneur Boeing annonce une « perte nette record de 2,94 milliards de dollars au deuxième trimestre, conséquence des déboires du 737 Max, son avion vedette cloué au sol depuis plus de quatre mois après deux accidents ayant fait 346 morts. Ses comptes ont été précipités dans le rouge par une charge colossale de 5,6 milliards liée aux déboires du 737 MAX », renseigne l’Afp. Et pourtant Boeing 737 Max était partie pour être un avion de référence, au vu de ses spécificités. En un mot, plus de puissance et moins de carburant à consommer. Mais pour en arriver là, des modifications on due être opérées. Par exemple : avec 737 Max, il fallait relever les réacteurs pour les éloigner du sol. Une opération, non sans conséquences.

Problèmes techniques

« Avec ces nouveaux moteurs et cet aérodynamique de l’aile à décrocher mais quand ça ne va pas assez vite, l’avion tombe », explique Bertrand Vilmer, expert en aéronautique au « Figaro Live ». Cependant, Boeing Commercial Airplanes a cherché des solutions pour parer à cette situation. L’entreprise tente d’améliorer son système matériel et logiciel, à travers le système de stabilisation MCAS. Il fait piquer l’avion quand son inclinaison est trop élevée. C’est pour « regagner de la vitesse et éviter un décrochage ». Mais cette trouvaille est loin d’être parfaite.

« Le problème, c’est que ce conglomérat de logiciels est alimenté par des capteurs d’incidence. Il y en a plusieurs mais on en utilise qu’un. Et si ce capteur tombe en panne, l’appareil revient à ses maux originaux, et se met à piquer », informe le « technicien ». A cela ajoute, le manque de formation des pilotes pour bien « manœuvrer » le Boeing 737 entre autres… Aujourd’hui, malgré les nombreuses modifications opérées sur le Boeing 737 Max, il y a toujours de la crainte et de la méfiance dans l’air… De quoi se poser la question de savoir, si le Boeing 767-300 d’Ethipian Airlines qui a frôlé le crash à l’Aibd, n’est pas aussi un avion à risque.

Share

Sur le même sujet

Leave a Comment