Réouverture du poste-frontière al-Qaïm-Boukamal entre l’Irak et la Syrie

Un poste-frontière crucial pour le commerce entre l’Irak et la Syrie a rouvert lundi 30 septembre, après une fermeture qui a duré cinq ans. Ce terminal était aux mains du groupe État islamique entre 2014 et 2017.

Des journalistes de médias arabes et internationaux ont pu voir, lundi, les premiers camions de marchandises transitant par al-Qaïm en Irak vers la ville de Boukamal, côté syrien. C’est la première fois depuis cinq ans que cette voie terrestre, contrôlée du côté irakien par Bagdad et du côté syrien par Damas, est opérationnelle.

Ce point de passage permettra le transit des marchandises entre les deux pays, mais aidera l’Iran, soumis à de fortes sanctions américaines, à écouler ses produits plus facilement.

Si ce poste-frontière est officiellement placé sous l’autorité des gouvernements des deux pays, en réalité, il se situe au cœur d’une zone d’influence iranienne. La frontière est contrôlée côté irakien par des milices chiites proches de Téhéran. Côté syrien, les Gardiens de la révolution iranienne et le Hezbollah libanais ont transformé la région de Boukamal en importante base militaire.

Conscients de l’importance que constitue ce passage pour l’Iran et pour la Syrie, les États-Unis et Israël ont tenté d’en empêcher la réouverture. Des avions inconnus ont mené des raids meurtriers contre les positions des Gardiens iraniens et de leurs alliés en août et en septembre. L’un d’eux aurait tué, le 9 septembre, 18 combattants pro-iraniens, selon l’Observatoire des droits de l’homme.

Malgré cela, l’Iran a atteint son objectif en rétablissant une continuité géographique sous son contrôle, entre Téhéran et la Méditerranée.

Share

Sur le même sujet

Leave a Comment