États-Unis: Mark Sanford candidat à la primaire républicaine face à Trump

À moins d’un an de la convention républicaine, seuls trois hommes osent défier Donald Trump. Parmi eux, l’ancien gouverneur Mark Sanford qui s’est déclaré dimanche 8 septembre.

À 59 ans, Mark Sanford a une longue carrière d’élu derrière lui. C’est un ancien gouverneur et un ancien représentant de l’État de Caroline du Sud. Fait rare au sein du parti républicain : il n’a jamais cessé de critiquer Donald Trump, même après l’arrivée de ce dernier à la Maison Blanche.

Pour lui, « le Parti républicain s’est égaré » et doit aujourd’hui réfléchir à ses valeurs. Mark Sanford attaque aussi le président sur la dette qu’il contribue selon lui à creuser aux États-Unis, et sur les liens entre la Maison Blanche et les entreprises de la famille Trump. A-t-il des chances de battre le milliardaire ? Lui-même se montre moyennement optimiste. « On ne sait jamais », a-t-il lancé dimanche sur la chaine Fox News.

Le président, en tout cas, a déjà contre-attaqué. Dans un tweet ce lundi, il soutient que la carrière politique de son rival s’est arrêtée après un scandale d’adultère il y a 10 ans. En 2009, alors qu’il était gouverneur, Mark Sanford avait disparu pendant plusieurs jours. Il avait prétexté un trek dans les Appalaches avant d’avouer avoir rejoint sa maîtresse en Argentine. Cette affaire avait ruiné ses chances de se présenter à la présidentielle de 2012.

Donald J. Trump

@realDonaldTrump

When the former Governor of the Great State of South Carolina, @MarkSanford, was reported missing, only to then say he was away hiking on the Appalachian Trail, then was found in Argentina with his Flaming Dancer friend, it sounded like his political career was over. It was,….

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Pas de quoi faire de l’ombre à Donald Trump

Deux autres républicains assez peu connus – l’ancien gouverneur du Massachusetts, Bill Weld, et l’ancien élu de l’Illinois Joe Walsh – ont à ce jour annoncé leur candidature à la primaire républicaine. Pas de quoi faire de l’ombre au président, mais ces candidatures prouvent qu’il existe toujours quelques poches de résistance dans un parti que Donald Trump a profondément transformé.

Les sondages le donnent très populaire au sein de l’électorat républicain, si bien que les responsables du parti dans quatre Etats envisagent de ne pas organiser de primaires pour faire des économies. Les Etats-Unis devront désormais compter avec la famille Trump dans le paysage politique, prédit Brad Parscale. Le directeur de campagne du président évoque une « dynastie » qui durera « plusieurs décennies ».

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