Nucléaire iranien: l’AIEA exhorte Téhéran à coopérer

Lors de l’ouverture de la réunion de son instance dirigeante ce lundi à Vienne, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), chargée de contrôler les activités nucléaires de l’Iran, a appelé Téhéran à coopérer pleinement.

« Le temps presse », a lancé l’AIEA aux responsables iraniens, exhortés à coopérer « pleinement » avec l’agence onusienne chargée du contrôle des activités nucléaires de la République islamique. « Il est important de poursuivre le dialogue. L’AIEA poursuivra ses efforts et restera activement engagée », a promis Cornel Feruta, directeur général par intérim de l’AIEA.

A son retour de Téhéran, où il s’est rendu ce week-end, ce dernier a insisté ce lundi sur l’implication qu’il avait demandée à ses interlocuteurs dans leurs discussions avec ses équipes. « J’ai souligné la nécessité pour l’Iran de répondre promptement aux questions » que lui adresse l’AIEA, a expliqué Cornel Feruta au Conseil des gouverneurs de l’AIEA, auquel il rendait compte de sa visite.

L’Agence atomique de Vienne a confirmé l’installation par l’Iran d’une cinquantaine de centrifugeuses plus rapides et efficaces sur le site d’enrichissement d’uranium de Natanz. Or, selon l’accord de 2015, l’Iran n’est autorisé à produire de l’uranium enrichi qu’avec des centrifugeuses de la première génération, rappelle notre correspondant dans la capitale autrichienne, Christian Fillitz.

Pour l’heure, ces nouvelles centrifugeuses avancées n’ont toutefois pas encore été mises en route. Elles pourraient accélérer la production d’uranium enrichi de la République islamique et augmenter ses stocks, en rupture avec l’accord qui limite ces stocks à 300 kg.

Cet accord vise à empêcher à ce que l’Iran se dote de la bombe atomique. Mais si l’Iran augmente la pression, ses dirigeants ont souligné qu’ils continueraient de coopérer avec l’AIEA et permettraient à ses inspecteurs l’accès à ses sites nucléaires.

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